Un ministre italien évoque une offre d'Air France-KLM sur Alitalia avec Easyjet

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(Crédits : Max Rossi)
Selon l'agence Reuters, le ministre de l'Industrie italien Carlo Calenda a déclaré qu'EasyJet et Air France-KLM ont présenté une offre de reprise d'Alitalia, placée sous la tutelle de l'Etat. Selon l'AFP, le même ministre a dit qu'il n'était pas sûr de la présence d'Air France parmi les 3 offres déposées.

Air France-KLM a-t-il déposé une offre sur Alitalia, laquelle a été placée sous tutelle d'administrateurs chargés de la vendre, de la réorganiser ou de la liquider? Selon l'agence Reuters, le ministre de l'Industrie italien Carlo Calenda a déclaré qu'EasyJet et Air France-KLM ont présenté une offre de reprise d'Alitalia, placée sous la tutelle de l'Etat. Le ministre a tenu ses propos selon Reuters lors de l'enregistrement d'une émission pour la chaîne de TV La7.

"Cette offre d'EasyJet-Air France-KLM est l'une des trois offres sur la table, a-t-il dit, ajoutant qu'il devait rencontrer lundi les administrateurs d'Alitalia qui ont reçu l'offre afin d'étudier les détails de cette proposition.

Selon l'AFP qui cite la même émission, la position du ministre est plus mesurée. Nous avons trois offres": "Lufthansa, Cerberus, Easy Jet- Air France même si je dois voir lundi selon quelles modalités", a-t-il précisé. "La présence d'Air France n'est pas sûre et je la vérifierai lundi lors de ma rencontre avec les administrateurs" d'Alitalia, au cours de laquelle lui seront présentées les différentes offres, a-t-il ajouté.

Un administrateur d'Air France-KLM assure qu'il n'y a pas d'offre

De tels propos, officiels, ont de quoi troubler. Car du côté d'Air France-KLM le discours est aux antipodes. Si officiellement le groupe ne fait pas de commentaire, on explique volontiers que la position d'Air France-KLM n'a pas évoluée depuis celle affirmée en mai dernier par le PDG du groupe, Jean-Marc Janaillac lors de l'assemblée générale.

"Je ne crois pas que l'expérience passée de KLM et d'Air France dans leurs rapports avec Alitalia nous incite à refaire l'expérience d'une présence directe en Italie d'autant plus que les parts de marché d'Alitalia en Italie, que ce soit en Europe et en long-courrier, sont très réduites et que nous pouvons capter le marché italien par nos hubs de Roissy et Schiphol", avait souligné, alors, le PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, devant les actionnaires.

Interrogé par La Tribune, un administrateur assure ne pas être au courant d'une offre.

Lufthansa met la pression

 Que faut-il en conclure? Il n'y a pas pléthore de possibilités. Soit le ministre a raison et Air France-KLM et Easyjet devront sortir du bois. Soit il ment pour notamment faire monter le prix de Lufthansa, qui a déposé une offre comme l'a également fait le fonds d'investissement américain Cerberus.

Car, la compagnie allemande met la pression sur les Italiens. Elle exige qu'Alitalia procède à une "importante" restructuration avant d'être rachetée, a écrit le président du directoire de la compagnie aérienne allemande dans une lettre consultée jeudi par Reuters. Ces propos vont à l'encontre des espoirs des autorités italiennes qui comptent désigner un repreneur avant les élections législatives prévues en mars.

"Tout en reconnaissant les importantes mesures qui ont été prises jusqu'à présent (...), nous sommes convaincus qu'il reste encore beaucoup de travail à accomplir avant que Lufthansa soit en mesure d'entrer dans la prochaine phase de la procédure", écrit Carsten Spohr dans un courrier adressé à Carlo Calenda.

Selon lui, la nouvelle compagnie aérienne restructurée devra avoir diminué en taille, tant au niveau des effectifs que de sa flotte.

Alitalia compte environ 9.200 salariés à temps plein et 1.600 autres placés au chômage technique avec l'appui de l'Etat. Une source proche du dossier a déclaré en novembre à Reuters que Lufthansa proposait 250 millions d'euros pour reprendre l'essentiel de la flotte et la moitié des effectifs d'Alitalia."En conséquence, nous recommandons fortement et incitons en effet les administrateurs à commencer à mettre en oeuvre d'importantes mesures de restructuration qui seraient communes et bénéfiques à tous les repreneurs potentiels", écrit Carsten Spohr.

 Lire ici le démenti d'Air France-KLM

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Commentaires
a écrit le 15/01/2018 à 12:41 :
Air France and Alitalia, j'ai comme une impression de déjà-vu.
a écrit le 12/01/2018 à 22:54 :
Il me parait surprenant, et surtout suicidaire, que AirFrance-KLM se tienne à l'écart des mouvements de concentration en Europe !!
Après, est-ce Alitalia la bonne cible ? En tout cas, AF-KLM doit faire quelque chose, car IAG et LH n'attendent pas le groupe franco-néerlandais pour grossir !!!
Alitalia pourrait toujours rejoindre le pilier LowCost du groupe au côté de Transavia, qui a déjà énormément (trop?) de retard sur ses concurrents LowCosts ... non?
Réponse de le 13/01/2018 à 8:51 :
Quand on reprend une société à plus forte raison une compagnie aérienne la première des choses qui va venir sur la table est quel l'actif et le passif de la société. Ou c'est rentable ou pas? point final le reste n'est que littérature.

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