Dès janvier prochain, Transdev et Keolis mettront en service dans les Pays de la Loire les deux premiers autocars scolaires rétrofités, convertis d’un moteur thermique à une propulsion 100 % électrique (sans hydrogène). Leur transformation, actuellement en cours près de Nantes, est réalisée dans un nouvel atelier inauguré par le groupe CBM.Direction Sainte-Luce-sur-Loire, près de Nantes. Derrière les portes de cet atelier géré par le groupe CBM, le spécialiste de la fourniture de pièces détachées pour bus, deux autocars Iveco Crossway Euro 6 sont surélevés à un mètre du sol par quatre élévateurs. De l'extérieur, les deux véhicules ressemblent à s'y méprendre à d'autre de la même marque. À une différence près. Sous le capot arrière, le moteur diesel d'une tonne et demie a été troqué par un moteur 100 % électrique de deux cents kilos qui durera 40 ans sans maintenance.
Dans les soutes avant et arrière, des points de recharge ont été installés ainsi que des packs de douze batteries recyclables de 16 kilowattheures, d'une durée de vie comprise entre 10 et 15 ans. Les auxiliaires thermiques (compresseur de freinage, direction assistée...) ont quant à eux été électrifiés. A l'intérieur du véhicule, tout est resté intact, seul le levier de vitesse a été changé et le tableau de bord quelque peu modifié. Ces kits de conversion également complété avec des cartes électroniques ont été conçus et fabriqués par la société savoyarde Retrofleet qui s'est adossée au groupe CBM en avril dernier.
L'opération, autorisée en France sur les véhicules de plus de cinq ans depuis un décret de 2020, va permettre de prolonger la durée de vie de ces deux véhicules de dix ans. Coût de la transformation : 185.000 euros hors option (climatisation, télémétrie...).
Mise en circulation en janvier
Nous sommes ici dans l'atelier de rétrofit en série inauguré par CBM ce mardi 17 décembre. « Il s'agit du premier centre de transformation dans l'Ouest et le troisième à l'échelle nationale après celui de Villeurbanne et Goussainville », précise Andrea Chiocchetti, le patron de ce groupe basé dans la Sarthe (200 millions d'euros de chiffre d'affaires et 300 personnes).