Volte-face stratégique de Via ID, un acteur majeur des startups de la mobilité
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Chassés croisés sur le MaaS. Alors que la RATP opère un virage dans sa stratégie en adoptant le "Mobility as a Service" ("Maas", une application qui agrège l'ensemble des moyens de transport de la trottinette à la voiture partagée en passant par les bus et taxis), à l'inverse, Via ID tempère ses ambitions dans cette activité. Pour l'accélérateur de startup, émanation du groupe Mobivia (Norauto, Midas...), le MaaS est loin d'avoir produit ses promesses.
C'est un virage stratégique majeur pour l'écosystème des Mobitechs françaises. Lancé en 2010, Via ID s'est rapidement imposé comme l'un des accélérateurs de startups les plus actifs en France pour réfléchir au monde des mobilités de demain, et préparer le groupe Mobivia (galaxie Mulliez, Auchan...) à cette bascule de modèle économique. L'incubateur multiplie alors les prises de participations dans des startups à la notoriété nationale telles que Drivy (location de voitures entre particuliers et devenu GetAround), Heetch (plateforme VTC), Smoove (qui gère les Velib parisiens) ou encore Klaxit (covoiturage domicile-travail). A l'époque, Yann Marteil voulait transformer Via ID en une plateforme MaaS, suivant le modèle Whim, mis en place à Helsinki et qui agrège l'ensemble des mobilités de la capitale finlandaise à travers une seule application.
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Via ID va d'ailleurs défendre le principe de l'open data dans les groupes de travail mis en place par le ministère français des Transports dans le cadre de la Loi d'orientation des Mobilités (la fameuse LOM). L'ouverture des données, régulée par une autorité régulatrice (le plus souvent une collectivité territoriale) était la condition sine qua non pour faire émerger des écosystèmes MaaS. Paradoxalement, la RATP, elle, avait largement combattu ce principe.
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