Les Rhums Clément visent l'Asie et l'Amérique

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Pour faire face à un marché local en régression, l'entreprise mise sur l'exportation.

Le rhum de la Martinique est à la croisée des chemins et sait qu'il lui faut choisir la route la plus longue. Le marché local régresse, même si les 400.000 habitants de l'île consomment encore 4 millions de bouteilles par an. La France métropolitaine repose sur des quotas qui limitent les espérances. S'ouvre alors le grand large.

Les Rhums Clément l'ont compris avec d'autres producteurs de ce rhum martiniquais, seul à bénéficier de l'AOC. L'entreprise vise quatre pôles stratégiques?: l'Hexagone qui représente l'essentiel des volumes, mais pas des valeurs puisque c'est surtout du rhum blanc qui est vendu, aux marges restreintes. « Là, explique Charles Larcher, son directeur, nous avons dépassé le cap où l'on vendait aux Antillais. Notre clientèle cherche désormais le prolongement de ses vacances ou l'exotisme. Dans une soirée, le mot rhum modifie l'ambiance. »

Mais, les plus gros bénéfices sont obtenus avec le rhum vieux et le grand export en est la clé. Il y a l'Europe où Clément est leader en Espagne et en Italie, « par capillarité latine ». La Suisse et la Belgique suivent au nom de la francophonie, l'Est se développe et l'Allemagne reste à conquérir. Restent deux autres marchés porteurs?: l'Asie et l'Amérique.

Connu depuis deux décennies au Japon où ses rhums vieux occupent le très haut de gamme, Clément rivalise avec le cognac, l'armagnac ou le calvados, ayant su adapter à la canne à sucre les connaissances françaises en matière d'alcool. L'Inde offre de bons espoirs. Pour les Chinois, un responsable a été installé à Shanghai et sa mission est lourde car le rhum est un parfait inconnu dans l'empire du Milieu. « Il faut donc jouer de l'image française, chic et luxueuse », expose Grégoire Guéden, directeur export.

« Aux États-Unis, poursuit-il, la problématique est absolument opposée. Nous sommes arrivés tôt en Asie, nous attaquons tard le marché américain. » Le rhum consommé est à son concurrent martiniquais ce que le mousseux est au champagne. Clément met les petits plats dans les grands pour cette clientèle en proposant des bouteilles spécifiques, jouant de son côté vieille France. Louis Ovide en Martinique

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