Poma décroche le tramway aérien de New York

Le numéro un mondial du transport par câble se voit confier la réalisation du futur téléphérique reliant Manhattan à l'île de Roosevelt. Un contrat de 11 millions d'euros.

Le groupe isérois Poma, spécialisé dans les remontées mécaniques, vient de remporter un contrat de 11 millions d'euros pour la construction, à New York, d'un téléphérique de 945 mètres reliant Manhattan à l'île de Roosevelt. Ce tramway aérien équipé de deux cabines de 110 places, capable de transporter 1.200 passagers à l'heure, remplacera l'actuel téléphérique urbain, mis en service en 1976 par la société suisse Von Roll. L'autrichien Doppelmayr qui l'a rachetée en 1996 était, d'ailleurs, le principal concurrent de Pomagalski (dit Poma) pour l'obtention de ce marché. Les délais de livraison sont très courts, puisque le groupe devra achever la construction du téléphérique d'ici fin 2009. En outre, il a également obtenu l'exploitation et la maintenance de la ligne pendant cinq ans, soit au total un contrat de 12,5 millions d'euros. Un nouvel exemple, pour le moins emblématique, de la diversification en environnement urbain du spécialiste des remontées mécaniques.

de l'amérique au japon

Ce débouché n'est toutefois pas nouveau, puisque Poma a récemment rénové quatre téléphériques construits à Alger dans les années 1980. Deux phénomènes expliquent l'essor de ce marché, selon Jean Gauthier, le président. « L'intérêt de ces types de transports, qui fonctionnent à l'électricité et consomment un minimum d'énergie, est de plus en plus reconnu car ils s'inscrivent tout à fait dans le développement durable. »

D'autre part, les débits sont aujourd'hui beaucoup plus élevés. L'installation mise en route en juillet 2004 à Medellín, en Colombie, transporte ainsi plus d'un million de passagers par mois, à raison de 3.000 personnes par heure. À Rio de Janeiro, au Brésil, le groupe doit fournir d'ici à 2010 une télécabine en cinq tronçons.

« Le hors neige pour une utilisation touristique ou urbaine représente globalement 25 % de notre chiffre d'affaires, de 260 millions au 31 janvier 2008 », tient toutefois à souligner Jean Gauthier. « La neige reste notre activité de base, avec 75 % du chiffre d'affaires. » Sur les marchés matures, il s'agit surtout de renouvellement, comme l'installation d'appareils plus puissants et confortables avec un meilleur débit, et de services de rénovation et maintenance. Sur des nouveaux marchés, comme la Bulgarie, la Slovaquie, la Roumanie ou la Corée du Sud, Poma installe de nouveaux équipements.

Sur les 850 salariés que compte le groupe, 300 sont employés dans la maison mère de (Isère) et autant dans les filiales de production en Rhône-Alpes, le reste de l'effectif se trouvant à l'étranger. Poma travaille, en effet, partout dans le monde. Deux tiers de son activité se font hors de France, de l'Amérique à l'Australie en passant par le Japon. Le groupe dispose depuis cet automne d'une filiale en Chine. « Nous travaillons à la fois sur des installations touristiques et, depuis l'an dernier, sur la construction des premières remontées mécaniques sur neige, au nord de Pékin. » Les Jeux d'hiver de 2014, qui auront lieu en Russie, représentent également une belle opportunité pour le groupe qui travaille déjà au nord de Sotchi sur un des sites olympiques. n

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Commentaire 1
à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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bravo , la France a un manque flagrant de grosses pme tel poma qui creent fabriquent et commercialisent leurs produits contrairement à l'allemagne. C'EST CE SUR QUOI DEVRAIT SE PENCHER TOUTES LES TËTES PENSANTES DE NOTRE PAYS politiques ,syndicats m...

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