Présidentielle : aux Rencontres économiques d'Aix, Retailleau tacle Wauquiez et dénonce le "macronisme" de Philippe

Retailleau REAix
BFM Business

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"Le pire de tout ce qui vraiment dégoûte les Français, c'est de retourner sa veste si souvent", a affirmé à la presse le président de LR à son arrivée aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence où il doit s'exprimer en fin d'après-midi.
"J'ajouterai que ça me sert finalement", a-t-il ironisé, assurant que la prise de position en faveur de son rival interne le rend "chaque jour un peu plus sympathique".
"Les gens partent avec les sondages et reviennent avec les suffrages", a ajouté Bruno Retailleau qui stagne autour de 9% dans les enquêtes d'opinion, mais qui affirme "tracer sa route" pour proposer un projet aux Français qui ne soit ni macroniste comme ceux à ses yeux d'Edouard Philippe ou Gabriel Attal ni celui du RN qu'il qualifie de "girouette".
Dans un entretien accordé à La Provence avant son arrivée aux Rencontres d'Aix, le patron de LR a déjà manié l'ironie pour minimiser l'impact du soutien de Laurent Wauquiez à son adversaire à la présidentielle.
"Je suis un homme de l'Atlantique et un marin. La présidentielle, c'est le cap Horn, on sait qu'il y a des tempêtes", a-t-il déclaré au quotidien régional. "Je ne suis pas encore dans les 40e rugissants, je ne souhaite pas assez de mal à Édouard Philippe pour vouloir que Laurent Wauquiez le soutienne", tacle-t-il, "il n'a pas mérité cela".
Le chef des députés Les Républicains, grand rival du Vendéen, devant qui il avait dû s'incliner pour la la présidence du parti, a estimé mercredi que "par son histoire, par les responsabilités qui ont été les siennes", Édouard Philippe "peut incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France".
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Laurent Wauquiez a appelé Bruno Retailleau, sans le nommer explicitement, à "savoir se retirer" de la course à l'Élysée si le maire du Havre continuait à être mieux placé dans les sondages, pour éviter un duel RN-LFI au deuxième tour.
"Je ne crois pas que les Français choisiront la saison 3 du macronisme avec Édouard Philippe ou Gabriel Attal, parce qu'après dix ans d'En marche, plus rien ne marche", affirme Bruno Retailleau qui par ailleurs assume de s'"adresser aux électeurs du Rassemblement national". "Certains viennent de chez nous et ont été déçus par une droite honteuse, je veux tourner cette page", prévient-il.
(Avec AFP)