Malongo boit du petit-lait

 |   |  271  mots
Depuis 1992, l'entreprise de torréfaction s'investit dans des valeurs que la crise met au goût du jour.

« Depuis plus de quinze ans, nous dénonçons l'idée que l'essor d'une société ne se fonde que sur la loi du marché. Les événements actuels nous donnent raison. Et au vu de nos ventes de cafés biologiques et équitables, le consommateur confirme la justesse de notre stratégie », explique Jean-Pierre Blanc, directeur général de Malongo. L'entreprise de torréfaction de Carros (Alpes-Maritimes), fondée en 1934 et filiale du groupe belge Rombouts, a commencé à investir dans le commerce équitable en 1992. Elle a été labélisée Max Havelaar cinq ans plus tard. Aujourd'hui, les « cerises » de cafés issus des petits producteurs d'Haïti, du Mexique, du Congo, du Guatemala, d'Éthiopie, etc., représentent 40 % de ses achats de café vert ! « Nous signons régulièrement des contracts avec de nouvelles coopératives pour diversifier nos approvisionnements. Aujourd'hui, nous sommes numéro un en grande distribution sur ce marché spécifique et les seuls à progresser », assure le dirigeant.

En 2008, Malongo a réalisé un chiffre d'affaires de 82 millions d'euros (contre 79 millions d'euros en 2007) avec près de 400 collaborateurs. Pour sa direction, se préoccuper de développement durable ne handicape pas le potentiel de croissance par un alourdissement des coûts. « Nous ne sommes pas dans une politique de coups, mais dans une logique pérenne », affirme Jean-Pierre Blanc qui, chaque année, publie un rapport de « responsabilité éthique d'entreprise ». « Notre R&D travaille pour 2010 à d'autres innovations centrées sur l'écoconception. » La réduction du poids des emballages, la valorisation des déchets, etc., font aussi partie des priorités. Jean-Christophe Barla,

à Marseille

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :