Tourisme
La Tribune
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De la lavande provençale aux glaciers de Chamonix en passant par le Dauphiné, le tourisme alpin est hétérogène et multisaisonnier, bien au-delà du tout-ski. La région Rhône-Alpes, qui couvre une bonne part du massif, compte ainsi en été près de 50 millions de nuitées en hébergement marchand. « Dans les Alpes de Haute-Provence, le tourisme d'été représente même 60 % des nuitées touristiques, contre 14 % l'hiver », précise Pierre Dabout, directeur de l'agence de développement touristique du département. Les touristes sont surtout des classes moyennes ? des retraités, pour un tiers. Si 15 % à 20 % sont étrangers, avant tout Belges et Luxembourgeois dans le sud du massif, Britanniques et Espagnols en Isère, les vacances sont décidées de plus en plus tard, morcelées et proches du domicile. D'où l'essor des excursions à la journée. « On assiste à une érosion de la fréquentation de la montagne au profit de la campagne et du tourisme urbain », note Claude Paccard, directeur du comité départemental du tourisme de l'Isère. En cause, la multiplication des destinations touristiques, mais aussi « un décalage entre les attentes des visiteurs en termes d'écotourisme et la réalité des séjours, notamment en station, avec des sites trop bétonnés », selon Philippe Bourdeau, professeur à l'Institut de géographie alpine. Les vacanciers, dont 30 % font de la randonnée et 28 % visitent des sites naturels, selon Odit France, attendent en effet une rupture avec le quotidien. Sans sacrifier toutefois le confort, d'où le succès des chambres d'hôtes. Le dépaysement oui, mais pas sans wi-fi ! Muriel Beaudoing
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