Corys TESS enchaîne les contrats

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(Crédits : DR)
La société grenobloise de simulateurs poursuit son développement dans le ferroviaire et le nucléaire, secteurs en plein renouveau.

Tout roule pour Corys TESS, numéro un mondial des « simulatoristes » pour le transport ferroviaire. Après avoir remporté au printemps dernier le marché de neuf simulateurs de conduite de la nouvelle automotrice transilienne (NAT), la société grenobloise a signé au début de l'été un contrat de plus de 5 millions d'euros en Afrique du Sud. Au programme : la livraison pour la Coupe du monde de football en 2010 de six simulateurs à Prasa (Passenger Rail Agency of South Africa), opérateur impliqué dans le transport des passagers pour l'événement. Enjeu : acheminer en un temps record un maximum de passagers vers les stades, avec une distance entre les rames exceptionnellement courte. « Comme les trains seront livrés très peu de temps avant l'événement, il ne sera pas possible d'effectuer des tests grandeur nature. Les simulateurs sont donc absolument essentiels », explique Ralf Gathmann, PDG de Corys.

Outre la simulation sur rail dont la société a été précurseur au début des années 1990, Corys fournit le secteur du nucléaire, son métier historique, celle-ci étant issue d'un essaimage du CEA de Grenoble. Aujourd'hui, la société est, d'ailleurs, détenue à 66 % par Areva TA et à 34 % par Edev (groupe EDF). « En tant que PME de 300 personnes, notre stratégie a consisté à se positionner sur le marché de niche du civil, celui de la défense étant dominé par des ténors, comme Thales. » Un positionnement sur deux métiers qui a assuré à la société une croissance de 10 % par an, avec un chiffre d'affaires consolidé de 34 millions d'euros en 2008, dont deux tiers à l'export.

Après une première livraison l'été dernier, Corys a récemment livré à EDF la deuxième version du simulateur de la centrale EPR de Flamanville 3, destiné à valider les données d'ingénierie et à former les opérateurs. « Comme les simulateurs doivent être identiques à la centrale et que celle-ci n'existe pas encore, nous les construisons de façon virtuelle au fur et à mesure, en adaptant les données aux changements opérés par le constructeur », précise Ralf Gathmann. Une première dans le monde. Corys vient aussi de signer, en juin dernier, une commande pour un deuxième simulateur EPR pour GDF Suez, qui ambitionne de se positionner comme opérateur nucléaire en France. De quoi lui permettre de perfectionner ses équipes de pilotage.

Corys dispose également d'une filiale de 35 salariés aux États-Unis depuis 1997 ainsi que d'une filiale de 15 salariés en Chine depuis 2005, à la suite du contrat de 3 millions d'euros avec l'électricien chinois CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Company) lié à la fourniture d'un simulateur de validation pour la centrale Ling Ao phase 2.

deux objectifs

À ce jour, 60 % du chiffre d'affaires est réalisé dans le ferroviaire, 40 % dans le nucléaire. « Nous allons maintenant renforcer notre stratégie dans le nucléaire, dont on attend un vrai renouveau, tout en nous maintenant à la tête du marché ferroviaire », affirme le PDG. L'idée est de parvenir à 50-50 d'ici quelques années. n

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