Illustration d'une maquette miniature imprimée en 3D représentant le président américain Donald Trump, le drapeau iranien et le mot « Sanctions », réalisée le 17 avril 2025.
La levée progressive des sanctions américaines pourrait offrir à Téhéran une manne financière considérable : retour du pétrole iranien sur les marchés, accès retrouvé aux devises étrangères et déblocage d’avoirs gelés.
Le grand quotidien américain The New York Times, connu pour son sens de la nuance, n’hésite pas à qualifier cette décision de « revirement majeur de la politique américaine ». Ce lundi, le ministère des Finances américain a en effet accordé à l’Iran une « licence générale » de soixante jours, autorisant la production, la livraison et la vente de pétrole iranien. Soit jusqu’au 21 août prochain.
Une mesure inscrite noir sur blanc dans le protocole d’accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran, dévoilé la semaine dernière. Et ce, en échange d’un certain nombre de conditions strictes, la première étant l’interdiction faite à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.
Un pétrole libéré, clé de voûte
Une telle mesure sur le pétrole, si elle est pérennisée, sera clairement bénéfique pour l’économie iranienne, exsangue depuis de nombreuses années. Washington le sait et veut s’en servir pour négocier au mieux cet accord.
Le pays possède la troisième réserve mondiale d’or noir et celui-ci représente pas moins de 10 % de son PIB. Or, les sanctions sur le pétrole iranien ont contraint Téhéran pendant des années à écouler son brut à prix bas, via un réseau parallèle de pétroliers vétustes, avec comme principal client la Chine.
Ainsi, avec cette levée de sanctions, l’Iran pourrait « augmenter ses exportations de pétrole et pratiquer les prix du marché, élargissant ainsi le marché du pétrole iranien », résume le New York Times. Derrière, une manne financière conséquente, à plusieurs centaines de milliards de dollars.
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En outre, la levée des sanctions pétrolières devrait aussi permettre auxbanques iraniennes de recevoir des paiements directement de l’étranger. Ce qui, souligne le Wall Street Journal, « permettra au régime de rapatrier plus facilement ses recettes pétrolières ».