Polyfilms axe sa croissance autour d'un service global
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Exerçant deux métiers séparés mais complémentaires, Polyfilms se targue d'être la seule société européenne du marché de l'emballage à proposer un service industriel global à ses clients. « Nos activités comprennent, d'une part, la production de films polypropylènes coextrudés?; d'autre part, la transformation des films en supports d'emballage », explique Jérôme Bardini, président de Polyfilms et principal actionnaire.
La société Sodefilms Packaging, devenue Eliopack, a été le premier fleuron de cet entrepreneur. Disposant d'une usine de 4.000 m2 en salle blanche implantée à La Ferté-Bernard (Sarthe), l'entreprise est spécialisée dans l'impression, le découpage et le complexage de films. Cette dernière opération consiste à assembler plusieurs couches de films entre elles à l'aide d'adhésifs spéciaux. « Nous nous positionnons comme des acteurs de la chaîne d'approvisionnement. Nous travaillons en fonction des besoins de nos clients qui sont le plus souvent des conditionneurs ou des industriels. Nous réalisons des produits correspondant exactement à leurs attentes », détaille le dirigeant. Avec un effectif de 37 salariés, Eliopack a réalisé 9 millions d'euros de facturation en 2007.
Devenir indépendant
En 2005, Jérôme Bardini a racheté une usine à Mantes-la-Ville (Yvelines) que souhaitait céder le groupe allemand Treofan, un des géants de la fabrication de films polymères. « C'était l'opportunité de procéder à une intégration verticale et d'avoir une activité en amont de celle d'Eliopack pour être un producteur indépendant pouvant fournir l'ensemble des services de l'emballage souple », affirme Jérôme Bardini. Implanté sur 20.000 m2, cet établissement fabrique chaque année quelque 15.000 tonnes de film polypropylène bi-orienté (BOPP) pour un chiffre d'affaires de 28 millions d'euros. Il emploie 104 personnes, soit une vingtaine de plus que lors du rachat à Treofan.
« Nos produits sont utilisés dans de très nombreux secteurs industriels comme l'agroalimentaire, la parfumerie, la confiserie, le conditionnement d'échantillons, de médicaments, de revues, de CD, etc. », observe Jérôme Bardini. La production qui sort des chaînes de Mantes-la-Ville part dans toute l'Europe. Sur le Vieux Continent la société a, toutefois, deux grands marchés?: l'Italie et l'Angleterre, où elle dispose d'un bureau commercial.
En reprenant le site de Mantes-la-Ville, le groupe Polyfilms s'est, parallèlement, enrichi d'une structure de recherche. « Ce service de R&D poursuit deux objectifs, d'un côté, assurer l'évolution de notre gamme, de l'autre, adapter nos produits aux problématiques industrielles de nos clients afin de produire le film dont chacun d'eux a besoin », précise le PDG.
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Dans sa quête de nouveaux produits, l'entreprise se comporte en pionnière en proposant un film polymère végétal à base de déchets de maïs. Plus cher qu'un polymère ordinaire, le polylactide ou PLA est bien adapté aux usages de l'emballage. Il constitue, notamment, une bonne barrière aux odeurs et arômes et peut être facilement scellé à basse température. « Nous ne sommes que deux producteurs mondiaux à fabriquer des emballages à partir de ce biopolymère. Nous en livrons partout dans le monde », note Jérôme Bardini, non sans une pointe de fierté dans la voix? Au total, ce groupe, qui a été créé en 1982, a réalisé un chiffre d'affaires consolidé en 2007 de 37 millions d'euros et emploie 141 salariés.
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