Comment profiter du cloud computing
Olivier Bouzereau
Olivier Bouzereau
Si vous doutez encore de la réalité des services informatiques externalisés, sachez que le cabinet Pierre Audoin Consultants estime qu'ils devraient représenter 13 % du marché européen des logiciels et services en 2015, contre 1,5 % en 2009. De fait, les services de cloud computing rénovent les pratiques de travail à moindre coût. Et cela séduit les entreprises.
Louer des serveurs est déjà courant pour la messagerie électronique, les sites de commerce en ligne et les sauvegardes de données numériques. Aujourd'hui, le cloud computing étend ce modèle à la location d'infrastructures et de services transversaux. L'entreprise loue des heures de calcul, de l'espace disque ou des services délivrés à distance, réduisant au passage ses achats de technologies et leurs coûts de maintenance. La mutualisation apporte une nouvelle souplesse, avec des ressources qui augmentent ou diminuent à la demande, en fonction des activités, les fournisseurs Amazon, Google ou Salesforce facturant leurs consommations à l'usage.
Tandis qu'un actif sur deux travaille sur ordinateur, l'essor du cloud computing reste surtout motivé par une quête d'économies. Exploiter une infrastructure à haute disponibilité accapare plus de 70 % des dépenses informatiques de chaque entreprise, tandis qu'un logiciel hébergé ne coûte que quelques euros par mois et par utilisateur. Célérité et simplicité de mise en oeuvre caractérisent ces solutions hébergées sur Internet, le réseau mondial symbolisé par un nuage.
Un périmètre qui s'élargit
Pour l'heure, le périmètre fonctionnel se limite souvent à la bureautique collaborative et au suivi des clients chez Aspaway, Oracle, Sage ou Selligent. Mais il s'élargit rapidement. Éditeurs et prestataires « cloud » étoffant leurs catalogues de prestations, un nombre croissant de services aux entreprises s'immisce dans le navigateur Internet.
Quitte à refondre certaines applications maison, les professionnels s'en servent pour enrichir leur propre offre et forment un nouveau portail, en veillant aux niveaux de qualité et de sécurité délivrés. Il en va de la satisfaction des utilisateurs autant que de la confidentialité de leurs données, qui circulent dorénavant par-delà les murs de l'entreprise. « Sûreté de fonctionnement, disponibilité, sécurité et qualité de services s'imposent, surtout lorsque la chaîne de valeur, plus complexe, intègre des échanges automatisés entre machines et applicatifs métier », souligne Philippe Roger, le directeur commercial grands comptes d'Orange Business Services.
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Depuis l'avènement de la micro-informatique dans les années 1980, placer les bonnes ressources au bon endroit fait l'objet de débats controversés. À présent, l'équilibre se déplace entre les ressources du cloud mises à disposition de l'entreprise étendue et celles des clouds publics, partagées par tous. C'est le nouveau défi de gouvernance des directions informatiques.
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