Il était un Fruit veut produire 1 000 tonnes par an
Amandine Ascensio
Amandine Ascensio
Lancer des fruits déshydratés sur le marché, c'est une innovation. En mai 2014, Laure Vidal crée son entreprise dont le principe est de transformer des fruits frais en fruits séchés prêts-à-consommer. Et l'innovation trouve ses adeptes : l'entreprise vient d'obtenir un financement de Créalia, et est en tractation avec bpifrance.
Une R&D qui permettra à l'entreprise d'industrialiser sa production, qui pour l'heure reste encore à l'échelle artisanale. Entre l'achat des fruits frais, la préparation, le séchage, le dénoyautage, le tranchage, le séchage et le conditionnement, quelques-unes étapes s'effectuent manuellement.
Pourtant, le projet doit passer dans une phase industrielle sous peu : Il était un Fruit, qui transforme les produits frais dans un atelier de 150 m² de la zone du Mercadis vers le Marché Gare à Montpellier, entend s'installer dans des locaux plus adaptés, plus grands et surtout plus outillés :
« À terme, notre investissement sur les machines devrait se monter à 500 000 € », indique Laure Vidal. L'objectif : sortir, d'ici 5 ans, 1 000 tonnes de fruits par an, atteindre un chiffre d'affaires de 2,5 M€, et embaucher 15 équivalents temps plein. « Pour l'heure, nous sommes une dizaine de personnes à travailler. »
La commercialisation des sachets de fruits séchés produits par l'entreprise démarrera en novembre auprès de la grande distribution.
Et outre la commercialisation en grande surface, Il était un Fruit est un produit éligible au programme « Un fruit pour la récré », créé par le ministère de l'Agriculture et qui pourrait amener les sachets de fruits séchés dans les cours de l'école.
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D'autant que la petite entreprise fait valoir l'argument du produit naturel, responsable (la société achète des fruits qui ne peuvent pas être vendus sur le marché du frais, ce qui réduit ses coûts d'une part, et évite le gaspillage d'autre part) et made in Languedoc-Roussillon, puisque Laure Vidal travaille avec des producteurs régionaux : le Gard pour la poire, l'Hérault pour la fraise, et les Pyrénées Orientales pour la pêche.
Amandine Ascensio
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