Samuel Hervé : "L’entreprise doit se demander ce qu’elle fait pour être attractive" »

Samuel Hervé (Medef Hérault Montpellier) et Fabrice Le Saché (vice-président Medef) le 26 juin 2019 à Montpellier.
Cécile Chaigneau

Samuel Hervé (Medef Hérault Montpellier) et Fabrice Le Saché (vice-président Medef) le 26 juin 2019 à Montpellier.
Cécile Chaigneau
Le 26 juin, le Medef Montpellier Sète Centre Hérault organisait son AG, suivie d'une AG extraordinaire pour modifier ses statuts, et de sa soirée « prestige annuelle » au Domaine de Verchant (Castelnau-le-Lez). L'occasion, pour le président Samuel Hervé, de dresser un rapide bilan de son premier mandat, qui se terminera en septembre.
Le président, qui se félicite que le Medef de Montpellier soit « radicalement indépendant, aucun euro d'argent public n'entrant dans nos comptes », a annoncé trois modifications des statuts, à commencer par le changement de nom du syndicat, qui devient le Medef Hérault Montpellier, « par souci de simplification et de visibilité ».
Comme au national, le Medef territorial se dote de la raison d'être « agir ensemble pour une croissance responsable », et modifie la durée de mandat du président, qui passera de deux à trois ans, comme au national également, « mais cette modification ne prendra effet qu'avec mon successeur dans deux ans si je suis réélu en septembre ». Samuel Hervé étant le seul candidat à sa succession en septembre prochain...
Au 31 décembre dernier, le Medef Hérault Montpellier comptabilisait 722 adhérents (dont 80 % d'entreprises de moins de 20 salariés) et vise les 800 d'ici la fin 2019.
Le président l'assène : « Le Medef devra être lisible, visible, agile, regarder vers l'avenir et se féminiser ! ». Pour le syndicat patronal, l'un des enjeux majeurs est de renforcer l'attractivité des entreprises.
Suivant un mouvement national et à l'initiative du Préfet, le Medef Hérault Montpellier vient ainsi de lancer avec Face Hérault le Club des 10 000 entreprises en France, dont la vocation est de mettre en avant des initiatives positives et exemplaires d'entreprises en matière de RSE.
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Le patron des patrons héraultais insiste aussi sur l'urgence à s'emparer des transformations, qu'elles soient digitales, écologiques ou sociales : « "Ce qu'on ne peut empêcher, il faut le vouloir" : les changements, les mutations s'imposent à nous ! La RSE est un outil de performance économique, on n'oppose pas le sociétal à l'économique ».
Le président n'oublie pas de pointer « l'éternel problème de l'instabilité fiscale » scandé par le Medef.
Un sujet sur lequel n'a pas manqué de revenir également l'invité d'honneur de la soirée, Fabrice Le Saché, vice-président et porte-parole du Medef national.
Sur la question du système du bonus-malus, qui frappera les entreprises fortes consommatrices de contrats courts et d'intérim, Fabrice Le Saché rappelle : « On s'y est opposé dès le début ! Car les CDI en France sont stables depuis 20 ans en France. Ce qui a augmenté, ce n'est pas le nombre de CDD mais le nombre de CDD de moins de 2 ou 3 jours car on est dans une économique de la demande et qu'il y a de la demande pour des activités qui ont des pics d'activité, comme un traiteur, de l'événementiel, etc. La logique qu'il y a derrière le bonus-malus est curieuse : c'est dire que les CDD sont des contrats précaires, mais la vraie précarité, c'est le choix du chômage de longue durée ! ».
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La soirée s'est terminée avec une longue intervention de Frédéric Salles, CEO et fondateur de Matooma, venu raconter son parcours de créateur d'entreprise mais aussi son engagement et son action à la tête de de la nouvelle French Tech Méditerranée.
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