En pleine croissance depuis la crise sanitaire, le marché mondial de la dermocosmétique a franchi la barre des 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires, représentant désormais plus de 8% du marché de la beauté, voire 15% dans cinq pays. En France, le secteur, extrêmement dynamique, va quatre fois plus vite que celui de la cosmétique mondiale, les consommateurs se recentrant, depuis le Covid, sur des produits rassurants.
Le concept même de dermocosmétique est né dans les années 1970 avec le pharmacien Pierre Fabre : le groupe de laboratoires éponyme, dont les siège social est dans le Tarn, est aujourd'hui le second acteur au monde sur le segment, derrière L'Oréal. Ils comptent à leur portefeuille plusieurs franchises médicales et marques internationales (Ducray, Klorane, Furterer, Pierre Fabre Oncologie, A-Derma...). En 2022, le groupe a enregistré un chiffre d'affaires de 2,7 milliards d'euros, dont 69% réalisés à l'international dans 120 pays, et a investi plus de 170 millions d'euros en R&D. Implanté depuis toujours en Occitanie, le groupe emploie plus de 10.000 collaborateurs dans le monde, dont la moitié en Occitanie.
Sa locomotive : la marque phare Eau Thermale Avène, qui vient de dépasser le milliard d'euros de chiffre d'affaires (dont 200 millions d'euros en France) en 2023, écoulant quelque 130 millions d'unités de produits via son réseau international de 80.000 prescripteurs.