Près de 70 représentants du personnel du groupe montpelliérain spécialisé en biologie médicale Inovie (650 laboratoires et 88 plateaux techniques en France, 7.515 salariés) ont rencontré, mardi 5 mars, la direction, représentée par le directeur général Benoît Ponseillé et la DRH Sandrine Arbabe.
Cette montée au créneau fait suite à la diffusion, le 22 février dernier sur France 2, de l'émission Cash Investigation à propos des « profiteurs de crise », en l'occurrence celle du Covid. En cause notamment, des propos tenus par le président d'Inovie Georges Ruiz et enregistrés à son insu, où il congratule ses équipes pour les bons résultats financiers de l'année 2023, relevant par ailleurs que le groupe était parvenu à se séparer de 1.000 salariés en CDD. Des propos qui ne passent pas dans un contexte de rachat du groupe, en 2021, par le fonds d'investissement Ardian ayant permis aux biologistes associés, à cette occasion, de valoriser leurs actions à hauteur de 300%, selon un témoignage diffusé par les journalistes de Cash Investigation.
«Suite à la diffusion de cette enquête, nos collègues ont réalisé que la politique sociale du groupe n'était pas en concordance avec la politique financière de l'entreprise,alerte Catherine Bellenoue, infirmière et déléguée syndicale CFDT. Celle-cia fait des profits extraordinaires au moment du Covid, ce qui n'a rien de surprenant ni d'illégal mais cela doit aller de pair avec de bonnes conditions de travail, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. »