Abattoirs du Gévaudan : le projet d’extension retardé
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Avec un chiffre d'affaire de plus de 2,2 M€, les Abattoirs du Gévaudan, entreprise de 30 salariés basée à Antrenas (48), sont en pleine expansion depuis plusieurs années. Établissement classé 1 pour ses bons résultats sanitaires et la qualité de ses pratiques, il abat chaque année quelques 4 700 tonnes équivalent carcasse de gros bovins, ovins, veaux et porcs, et 37 % de son activité est dédiée à la Filière Qualité, relative au bio et aux appellations protégées.
Un projet d'autant plus légitime que, loin d'avoir été ébranlés par les différentes affaires relatives à la filière dans la région - à Alès, le Vigan puis Pézenas -, les Abattoirs du Gévaudan ont au contraire bénéficié du scandale.
« On a clairement connu un développement de nos activités avec une migration de certains abatteurs sur notre structure. » Notamment dans le domaine des abattages rituels, qui sont passés en deux ans de 3 % à 20 %. « Contrairement aux autres communautés, le marché lié à la clientèle musulmane est caractérisé par une très grande stabilité. On priorise la consommation de viande et le budget alimentation y reste très important. Pour nous c'est une véritable niche de marché. »
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Ce ne sont donc pas les différents scandales révélés par L214 qui sont à l'origine de la baisse d'activités enregistrée par l'entreprise depuis octobre dernier : un recul de 8 % par mois sur les trois derniers mois de l'année 2016. Pour Olivier Racaud, ce recul, généralisé au sein des abattoirs, s'explique par un contexte économique défavorable et une priorisation des achats des Français.
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