Brigitte Sor se souvient comme si c'était hier de cette soirée du 12 septembre 2022. «
Vers 21h, nous avons reçu une alerte sur une activité inhabituelle sur nos serveurs et jusqu'à minuit, nous nous sommes livrés à une course poursuite avec les pirates informatiques qui ont déconnecté nos serveurs », se remémore la directrice DSIN de l'Institut polytechnique de Toulouse qui rassemble six écoles d'ingénieurs dans la Ville rose. Même si les établissements ne subissent pas de vol majeur de données, cette attaque liée au
ransomware AvosLocker, oblige l'INP à engager un énorme chantier de
remédiation de ses serveurs pour se mettre à un niveau de sécurité beaucoup plus élevé.
Brigitte Sor est revenue sur la cyberattaque survenue au sein de l'INP de Toulouse (Crédits: Rémi Benoit).
Plus personne n'est à l'abri d'un tel scénario et à cinq mois des Jeux Olympiques de Paris,
le hacker éthique toulousain Baptiste Robert alerte sur le risque important de cyberattaque lors de l'événement sportif le plus regardé au monde avec quatre
milliards
de téléspectateurs attendus, soit plus de la moitié de la population mondiale
.
«Nous allons être une cible sur différents thèmes, différents formats pour différentes motivations pendant les JO, c'est une évidence. Il y aura une tentative a minima durant la cérémonie d'ouverture, le moment le plus regardé de l'événement. Il est nécessaire d'endurcir les systèmes et de savoir réagir en cas de crise. Malheureusement, la France n'est pas prête et commence à se réveiller six mois avant. On aurait pu faire mieux avec plus d'argent», a regretté le fondateur de Predicta Lab, société positionnée sur le renseignement en source ouverte (OSINT) à l'occasion de la rentrée économique organisée ce mardi 16 janvier par La Tribune au Meeting Lab à Toulouse.