Dans l'Aveyron, cette filiale de Figeac Aero résiste à la sinistrose
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La société MTI a été récemment montrée en exemple par le ministre de l'Industrie du fait de sa croissance.
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La société MTI a été récemment montrée en exemple par le ministre de l'Industrie du fait de sa croissance.
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Alors que l'avenir de l'usine Bosch de Rodez se retrouve plus que jamais menacé, l'Aveyron a aussi du mal à se relever de la fermeture en 2021 de la fonderie SAM de Decazeville, entraînant la suppression de 330 emplois. Dans ce bassin d'emploi en difficulté, l'industriel MTI parvient à tirer son épingle du jeu. Cette filiale à 100% du sous-traitant aéronautique Figeac Aero a été montrée en exemple fin juillet par le ministre de l'Industrie, Marc Ferracci, par sa résilience.
« On pourrait se dire qu'étant basé à Decazeville, nous sommes voués à ne pas pouvoir attirer les talents. De mon côté, je le vois comme une opportunité de redynamiser un bassin d'emploi en se positionnant sur des secteurs souverains, avec des emplois difficiles à délocaliser pour des raisons géopolitiques, géostratégiques et de sûreté », fait valoir Pierre Albert, directeur des opérations de diversification de Figeac Aero.
Le groupe cherche à fortement développer ses activités en dehors de l'aéronautique. MTI (Mécanique et des Travaux Industriels), qui emploie une centaine de collaborateurs, fournit des équipements et des outillages pour la défense et le nucléaire (Cegelec, Aubert & Duval, Naval Group) ainsi que des turbines pour l'hydroélectricité.
Après un trou d'air durant le Covid qui a divisé par deux son chiffre d'affaires, la société a retrouvé en 2024 son niveau d'avant crise pour atteindre près de 11 millions d'euros de chiffre d'affaires. D'importantes perspectives de croissance sont attendues dans les années à venir avec au bas mot 16 millions de chiffre d'affaires attendu à l'horizon de mars 2028. Une cible qui pourrait être largement relevée en fonction du dynamisme sur le marché du nucléaire.
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Emmanuel Macron avait annoncé depuis Belfort en 2022 l'arrivée de six nouveaux EPR2 appelés à être construits à partir de 2028. De quoi générer des perspectives d'activités importantes pour la filière. Mais en raison de l'incertitude politique, la loi pluriannuelle associée n'a toujours pas été adoptée. La possible nouvelle dissolution en cas de départ de François Bayrou la semaine prochaine pourrait encore davantage repousser l'échéance. « Aujourd'hui, nos donneurs d'ordre sont dans l'expectative. Il en est de même dans la défense, où aujourd'hui malgré les discours, le plan de 500 milliards d'euros pour la défense ne se traduit pas dans les faits. Or, sans commande, nous n'allons pas engager des investissements massifs, » fait remarquer le dirigeant.
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