L'avenir s'assombrit pour Agronutris et ses protéines d'insectes
Céline Labesque
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Agronutris avait réussi à lever 100 millions d'euros en 2021.
Agronutris
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Agronutris avait réussi à lever 100 millions d'euros en 2021.
Agronutris
Elle avait pour ambition de devenir le leader de l'élevage et de la transformation d'insectes en Europe. Agronutris, s'est implantée en 2011 à Saint-Orens-de-Gameville, au sud-est de Toulouse avec sa holding EAP Group. Après dix ans de R&D, l'entreprise a inauguré en 2022 sa première usine dans les Ardennes, à Rethel. Le site, où est élevé un insecte unique, la mouche soldat noire, produit des farines et des huiles à base de protéines d'insectes.
Se positionnant comme un acteur clé de la transition vers des protéines alternatives, la start-up avait réussi à lever 100 millions d'euros en 2021 et avait bénéficié de 8,3 millions d'aides publiques dans le cadre du plan relance de l'État. À l'époque, la start-up voyait grand : neuf sites de production à horizon 2029 et la création de 200 emplois dans le Grand-Est. Agronutris misait sur la production à grande échelle d'insectes pour l'industrie agroalimentaire, notamment l'aquaculture, un marché en pleine expansion.
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Mais le ciel s'est assombri pour Agronutris qui a dû demander, le 23 janvier dernier, l'ouverture d'une procédure de sauvegarde pour sa holding EAP Group. « L'accès au financement est rendu plus difficile par un contexte économique incertain et des investisseurs freinés par l'actualité du secteur », justifie l'entreprise. La procédure qui doit durer douze mois doit permettre de geler ses créances. Pendant ce temps, elle envisage un plan de restructuration « visant à optimiser ses coûts, améliorer sa rentabilité et renforcer sa structure financière ».
Céline Labesque