Nouvelle base aérienne à Toulouse, exercice grandeur nature : le Commandement de l'espace sur tous les fronts
Florine Galéron
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Les militaires profitent de l'exercice AsterX pour s'entraîner face à des tensions de plus en plus fréquentes dans l'espace.
Rémi Benoit
Six ans après sa création, le Commandement de l'espace investira en fin d'année ses propres bâtiments à Toulouse. Les militaires profitent de l'exercice AsterX pour s'entraîner face à des tensions de plus en plus fréquentes dans l'espace.
Une campagne de brouillage s'abat soudain sur les navires de guerre au large d'Arnland, un pays fictif. L'attaque risque de grandement perturber les opérations en mer... Pour la cinquième année consécutive, le CNES a hébergé à Toulouse pendant dix jours près de 200 civils et militaires issus de 13 pays dans le cadre de l'exercice spatial militaire AsterX. L'objectif : monter en compétence sur le spatial militaire, nouveau champ de conflictualité.
Près de 200 civils et militaires issus de 13 pays ont participé à l'exercice AsterX. (Crédits : Rémi Benoit)
Se préparer à une guerre de haute intensité
Mais au-delà des tensions croissantes dans l'espace, les armées ont besoin de se préparer à coordonner leurs opérations dans l'espace avec les autres champs de conflictualité (air, terre, mer), raison pour laquelle pour la première fois des officiers de liaison de chaque domaine ont participé à la simulation. « Le spatial apporte un grand soutien aux opérations. Les communications sont assurées par satellite. Les constellations GNSS (GPS, Galileo) permettent de positionner sur le plan d'eau et garantissent le temps universel », rappelle le lieutenant de vaisseau Maxime, officier de liaison maritime lors de l'exercice AsterX.
Une attaque cyber a également été déployée, paralysant une partie des postes informatiques et obligeant les équipes à fonctionner en mode dégradé. Pour détecter les manœuvres inamicales, les militaires s'appuient sur des solutions développées par des industriels et des start-up. « Nous mettons à disposition un outil pour visualiser la situation spatiale, autrement dit l'ensemble des objets en orbite afin de limiter le risque de collision. Travailler sur de vraies données nous permet d'améliorer l'outil », explique Nicolas Molinier, responsable produits de Look Up Space.