Le studio de jardin en bois de Greenkub, que l’on pose sur un terrain en extension de sa maison, a, en dix ans, trouvé sa place sur plusieurs segments de marchés. Après avoir profité de l’engouement des Français pour l’amélioration de leur habitat durant la crise sanitaire, l’entreprise héraultaise voit maintenant émerger une nouvelle clientèle à la faveur de la crise immobilière.GreeenKub fête ses dix ans. L'entreprise héraultaise (Castries, non loin de Montpellier), s'est spécialisée dans la fabrication et l'installation clé en main de studios de jardin de 11 à 50 m2 (avec une simple déclaration de travaux jusqu'à 20 m2, et un permis de construire au-delà), pour des propriétaires de maison avec jardin souhaitant acquérir des m2 supplémentaires. Son studio le plus vendu (20 m2 de superficie) est livré et installé tout équipé en cinq jours.
Dix années dans le rétroviseur et quelques phénomènes de société qui ont accéléré le développement de l'entreprise... A commencer par le boom des locations saisonnières, porté par Airbnb et consorts, mais aussi la crise sanitaire et l'engouement des Français pour l'amélioration de leur habitat durant cette période.
« Le studio de jardin est vite apparu comme un investissement très intéressant en termes de rentabilité, surtout quand on est déjà propriétaire de son terrain,souligne Alexandre Gioffredy, le dirigeant fondateur de Greenkub.Toutefois, nous avons observé que si la location saisonnière s'est démocratisée, beaucoup de gens ont ambitionné de le faire mais n'ont pas passé le pas. Le gros de nos commandes porte sur des projets personnels. Et là, oui, le Covid a accéléré la maturation du marché ! Avec 100% des français confinés chez eux, la période a révélé la problématique de manque de place et a accéléré le processus de projets latents. »
Portée par ce marché de l'habitat en plein essor, l'entreprise héraultaise Greenkub avait franchi la barre des 10 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2021 après avoir vendu deux fois plus de studios (1.130 unités) qu'en 2020 (550 unités).
Un marché de l'immobilier en crise
Trois ans après le Covid, l'engouement s'est ralenti et le marché a muté, en partie par la force des choses. L'inflation, d'abord, a eu un impact que le dirigeant qualifie d'« assez fort » : « Les prix ont augmenté d'environ 30% entre le début 2022 et la mi-2023 du fait de l'inflation mais aussi de la réglementation RE 2020 qui nous a imposé de modifié l'épaisseur de l'isolant, le type de ventilation ou les vitrages. Aujourd'hui, le plus petit studio de 11 m2, vide et simplement raccordé électricité pour faire un bureau ou un atelier, est vendu 35.000 euros, le studio de 20 m2 équipé clé en main est à 65.000 euros, et le grand studio de 50 m2 entre 115.000 euros et 150.000 euros s'il est équipé toutes options ».