Makala, une initiative bois-énergie en Afrique centrale
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Bois forêt énergie
Pixabay
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Ressource essentielle en Afrique centrale, le bois représente 85 % de l'énergie domestique en République démocratique du Congo (RDC). Kinshasa, à elle seule, consomme 5 millions de tonnes de bois par an, qui proviendraient de l'exploitation d'environ 60 000 hectares de forêts naturelles périurbaines.
Avec l'augmentation rapide de la population des villes du pays, la pression sur les forêts naturelles s'accroît chaque jour un peu plus.
Le projet Makala (« braise » en lingala) a été financé par l'Union européenne et coordonné par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), l'organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes.
En RDC, autour de Kinshasa et de Kisangani, et en République du Congo, autour de Brazzaville, sept activités différentes ont été mises en place : le développement des plantations villageoises dédiées au bois-énergie, la gestion des forêts naturelles périurbaines dégradées, le transfert et le renforcement des compétences, entre autres.
Lancé début 2009 pour une durée de quatre ans, le projet Makala a été suivi par le projet CapMakala destiné à capitaliser les résultats du projet.
Destiné à accompagner de nombreuses parties prenantes (décideurs politiques, acteurs de la filière bois-énergie, communautés rurales, populations urbaines et périurbaines), plusieurs objectifs demeurent associés au projet Makala :
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Le projet CapMakala, qui a fait suite au projet Makala sur une durée d'un an, avait notamment pour objectif d'établir des bilans (plantations agroforestières), valoriser les acquis techniques (module d'enseignement bois-énergie) et les acquis institutionnels (formation du personnel).
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Une telle initiative tend à prouver qu'il est possible d'aménager un territoire à l'échelle de tout un bassin d'approvisionnement. Plus globalement, le projet Makala a offert un socle de réflexion sur les mesures à prendre à long terme, avec les données nécessaires à une pérennisation des travaux entrepris, vers une gestion plus vertueuse de la filière bois.
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