Chez Akka, le bras de fer se durcit autour du plan social

Florine Galéron
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Akka Technologies avait choisi la Ville rose pour implanter son centre mondial dédié à l'aéronautique.
Rémi Benoit

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Akka Technologies avait choisi la Ville rose pour implanter son centre mondial dédié à l'aéronautique.
Rémi Benoit
Ambiance électrique ce jeudi midi près de Toulouse entre la direction et les salariés d'Akka Technologies. Une centaine de personnes ont répondu à l'appel de quatre syndicats (CFE-CGC - CGT - FO - UNSA) pour dénoncer le plan social lancé par la société d'ingénierie.

Nouveau rassemblement des salariés d'Akka soutenus par plusieurs élus locaux contre le plan social mené par la société d'ingénierie (Crédits : Florine Galéron).
En 2016, le groupe avait choisi la Ville rose pour implanter son centre mondial dédié à l'aéronautique, une activité qui a connu un coup d'arrêt avec la pandémie. Comme le révélait La Tribune le 3 novembre dernier 1.150 collaborateurs du groupe d'ingénierie se sont retrouvés sans mission avec la crise sanitaire, essentiellement sur le site toulousain qui emploie 2.200 personnes. Fin décembre, Akka a officialisé l'ouverture de négociations autour d'un plan de restructuration prévoyant 900 suppressions de postes. Au fil des négociations et des projets de reclassement, la jauge est tombée fin mars à 441 postes menacés en France dont 360 en Occitanie. Ce chiffre pourrait encore diminuer alors que les départs volontaires sont ouverts jusqu'à début juin. Mais l'heure tourne puisque d'ici quelques semaines le plan social sera transmis pour homologation à la Direccte et les premières lettres de licenciements pourraient être envoyées cet été.
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Alors les syndicats ont voulu mettre un nouveau coup de pression sur la direction. "Un groupe de la taille d'Akka (20.000 salariés dans le monde, ndlr) peut absorber un tel choc sans licencier. D'ailleurs, l'expert que nous avons mandaté montre que cela reviendrait moins cher qu'un plan social à la société. D'autant qu'aujourd'hui l'activité reprend et certains services sont débordés", pointe Marc Vicens, FO. De son côté, Franck Laborderie (CGT) met en avant que " 2.000 salariés ont quitté Akka depuis janvier 2020 en France dont la moitié en démissionnant. Le plan social a déjà eu lieu." Plusieurs dizaines de salariés étaient venus soutenir l'intersyndicale. Certains ont appris il y a quelques semaines qu'ils risquaient de perdre leur emploi.
Florine Galéron