En ce début d'après-midi, mercredi 12 janvier, ils seront près de 200 à battre le pavé parisien. En provenance directe de Decazeville, après un départ en bus très tôt dans la matinée, ces anciens salariés de la fonderie automobile SAM veulent faire entendre leur voix.
Leur voeu a été exaucé puisque les représentants du personnel seront reçus à 15 heures par le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Jusqu'à présent, c'est plutôt "sa" ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, qui était à la manoeuvre dans ce dossier et le début de la longue descente aux enfers de la fonderie SAM.
Pour mémoire, cette société a été placée en liquidation judiciaire fin novembre, poussant ses 350 salariés au chômage. L'unique client du site industriel, le constructeur Renault, avait décidé de ne pas soutenir l'unique projet de reprise porté par le groupe Alty, détenteur de la fonderie Sifa. Une épilogue intervenu après une procédure de quasiment deux ans de redressement judiciaire pour tenter de retrouver un repreneur au site déficitaire.