L'État labellise un nouveau Parc naturel dans les Corbières-Fenouillèdes

Le Parc naturel régionales des Corbières-Fenouillèdes sera le 8e en Occitanie.
Marina Bonetto

Le Parc naturel régionales des Corbières-Fenouillèdes sera le 8e en Occitanie.
Marina Bonetto
Le chef de l'État Emmanuel Macron a tenu, le 12 février, son 4e Conseil de défense écologique à l'Élysée, durant lequel il a annoncé des mesures en faveur de l'écologie.
Au titre de la protection de la biodiversité, de nouveaux sites seront classés réserves naturelles, parcs nationaux, ou parcs naturels régionaux, l'objectif souhaité étant que "d'ici 2022, 30 % de notre territoire soit sous le statut d'aire protégée, sur terre comme en mer, et 10 % placé sous protection forte", énonce Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique.
Quatre sites décrochent ainsi la classification de "parcs naturels régionaux" (PNR), rejoignant la liste des 54 existants en France : les Corbières-Fenouillèdes, le Mont Ventoux, la Baie de Somme Picardie maritime, et le Doubs-Horloger.
Le parc naturel régional des Corbières-Fenouillèdes, qui s'étendra sur un périmètre de 106 communes à cheval sur les Pyrénées-Orientales et l'Aude, rejoint les sept parcs que comptait déjà l'Occitanie (les Grandes Causses, le Haut-Languedoc, la Narbonnaise en Méditerranée, les Pyrénées Catalanes, les Pyrénées Ariégeoises, la Camargue et les Causses du Quercy). La région compte par ailleurs trois parcs nationaux : le parc national des Pyrénées, le parc national des Cévennes et le parc naturel marin du Golfe du Lion.
La directrice rappelle que "le PNR est un outil pour le territoire, non pour le protéger et le mettre sous cloche avec de nouvelles réglementations, mais pour être un facilitateur de projets par la mise en place d'une ingénierie pour capter des financements et développer le territoire".
Le nouveau PNR sera doté d'une enveloppe de l'État (d'environ 120 000 € par an) pour la mise en œuvre de cette ingénierie, qui devrait générer la création d'une dizaine de postes à terme, portant l'équipe du PNR des Corbières-Fenouillèdes à une vingtaine de personnes.
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Le gouvernement annonce également que l'aménagement du littoral français sera davantage encadré afin se prémunir des inondations et de l'érosion des côtes (20 % d'entre elles sont concernés).
Le Conseil de défense écologique a décidé de diviser par deux la durée d'élaboration des programmes d'action pour la prévention des inondations "qui peuvent aujourd'hui prendre jusqu'à huit ans", souligne la ministre.
Elisabeth Borne annonce par ailleurs que "pour agir tout de suite sur le terrain, mon ministère va accompagner neuf sites dans la réduction de leur exposition au risque d'inondation. Une équipe composée d'architectes, d'urbanistes, d'ingénieurs, va venir prêter main forte aux élus pour rendre des quartiers entiers plus résilients."
Les neuf sites sont les lauréats d'un appel à manifestation d'intérêt lancé par le ministère. Il s'agit des villes de Béziers, Saint-Étienne, Dax, Vernon, Saint-Nazaire, Montereau-Fault-Yonne, Saint- Pierre-des-Corps, Marseille et Touques.
Le Conseil de défense écologique s'est aussi penché sur des solutions en réponse au recul du trait de côte, qui concerne 20 % de la façade maritime française, visant "la protection de 17 millions de Français", précise Elisabeth Born.
Parmi les mesures à mettre en œuvre : interdire les nouvelles constructions dans les espaces menacés d'ici 30 ans, en relocaliser certaines, recréer les dunes, des forêts, des prairies qui limitent l'érosion.
Dans le cadre d'un appel à projets, doté d'1 M€ et visant à promouvoir le rôle des écosystèmes naturels dans l'adaptation et l'amélioration de la résilience des territoires littoraux exposés, sept projets ont été lauréats et seront accompagnés par le ministère de la Transition écologique, parmi lesquels les travaux de restauration du cordon dunaire de la commune de Leucate (11).
Autre annonce, qui concerne le territoire de l'Occitanie, très exposé au recul du trait de côte : la ministre évoque la nécessité d'adapter les règles de construction et annonce "la création d'un nouveau permis de construire pour ces espaces menacés, qui autorisera seulement les constructions non pérennes et démontables".
Afin d'améliorer l'information des personnes qui décideraient de s'installer dans ces zones, le gouvernement crée "une obligation d'information transparente et objective, pour que les acheteurs ou locataires soient informés du risque d'érosion, comme ils le sont aujourd'hui pour les inondations".
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