Les Pyrénées-Orientales n'ont plus rien à prouver depuis longtemps quant à leur potentiel touristique. Ce n'est donc pas une opération de séduction que lancent tous les acteurs liés de près ou de loin au tourisme, poids lourd économique du département, mais une opération pour rassurer. Car après plusieurs semaines de couverture médiatique intense autour des incendies (notamment celui de Cerbère en avril) et de la sécheresse, la réussite de la saison dépend désormais de la capacité à rassurer les touristes, de proximité ou d'ailleurs.
Les signaux médiatiques envoyés dès le mois de mars et jusqu'en juin ont été inquiétants et ce au plus mauvais moment de l'année, celui des réservations pour les vacances d'été... Après un hiver à sec, la situation s'est en effet tendue dès le mois de mars, l'ensemble du territoire étant en alerte renforcée depuis l'été 2022. Le 9 mai, en raison d'un déficit de pluviométrie très exceptionnel (entre -60 et -65 % sur les douze derniers mois) et d'une sécheresse historique, la préfecture des Pyrénées-Orientales passait le département en "situation de crise", plus haut niveau d'alerte. Un projecteur médiatique était alors braqué sur ce bout de territoire catalan, symptomatique d'une problématique qui touche pourtant l'ensemble de la France. En quelques jours, les Pyrénées-Orientales étaient devenues le symbole de la sécheresse et les messages autour des nécessaires économies d'eau et des piscines qu'on ne pourrait plus remplir ou qui seraient fermées ou interdites ont envahi les cerveaux...