L'Algérie à l'heure de la rigueur
Hamid Guémache, à Alger
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Après avoir dépensé sans compter depuis 2001, le gouvernement algérien commence à préparer l'opinion publique au retour de l'austérité. Dimanche, la Banque d'Algérie a indiqué qu'un baril à 110 dollars était nécessaire pour assurer l'équilibre du budget de l'Etat, dont les hydrocarbures représentent la principale ressource. Or, depuis plusieurs mois, le pétrole est dessous de 100 dollars. Au même temps, les exportations algériennes continuent d'augmenter; atteignant en 2011 un nouveau record à 46 milliards de dollars. Et les recettes ordinaires hors hydrocarbures ne couvrent que 30,1 % des dépenses budgétaires, selon la Banque centrale. L'économie algérienne est en effet entièrement dépendante des hydrocarbures. La baisse du prix du pétrole, conjuguée
aux difficultés de l'Algérie à développer de nouveaux gisements d'hydrocarbures, oblige donc le gouvernement à revoir ses calculs.
Gel des salaires des fonctinnnaires
Lundi, le ministre des Finances Karim Djoudi a évoqué, pour la première fois depuis onze ans, la réduction du budget de fonctionnement et le gel de
projets d'investissements publics. « Si la crise financière européenne se confirme nous seront obligés d'avoir des reports de projets inscrits et une plus grande rigueur dans nos dépenses de fonctionnement'', a affirmé Karim Djoudi. Première solution envisagée : le gel des salaires des fonctionnaires à l'origine d'une hausse du budget de fonctionnement de l'Etat qui a doublé entre 2008 et 2012 pour atteindre 46 milliards d'euros. En 2011, le gouvernement a
accordé des augmentations de salaires conséquentes à tous les fonctionnaires.
La fin des grands projets ?
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Les coupes budgétaires devraient aussi affecter les grands projets d'infrastructures prévus dans le plan quinquennal 2010-2014 d'un montant de 300 milliards de dollars. « Les projets en cours continueront d'être financés alors que les financements de nouveaux projets seront étudiés au cas par cas selon les priorités fixées et selon les capacités de financements'', prévient Karim Djoudi.
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