Les Français en piste pour les JO d'hiver 2014
Olivier Mirguet, à Sotchi
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Rosa Khutor, l'épicentre du « Cluster Montagne » des Jeux olympiques d'hiver en 2014, est en pleine effervescence. Dans seize mois, cette station du Caucase en chantier à cinquante kilomètres de la station balnéaire de Sotchi accueillera une trentaine de disciplines de ski alpin, de free style et de snow-board. Le 7 février 2014, lorsque la flamme olympique s'allumera, le géant de l'exploitation minière Interros y aura investi 2,3 milliards de dollars : neuf hôtels de 3 et 4 étoiles internationales, 7.000 lits dont la moitié en hébergements résidentiels, 130 kilomètres de pistes à aménager, et des prestations touristiques « au niveau des grandes stations alpines ».La station sera-t-elle prête à temps ? « Les Russes en ont fait une raison d'État. S'ils veulent être prêts, ils le seront », affirme Jean-Luc Vallier, de la Compagnie des Alpes, expatrié depuis deux ans sur les chantiers de Rosa Khutor, après avoir dirigé pendant vingt-sept ans les remontées mécaniques puis la station de La Plagne. « Leurs moyens matériels et humains sont impressionnants. Mais ce qui fera la différence, c'est leur capacité d'investissement inépuisable sur de tels projets. » La Compagnie des Alpes, leader mondial de l'exploitation des pistes et des remontées mécaniques, a signé un accord pour vingt-cinq ans avec Interros, comprenant l'assistance à maître d'ouvrage et l'exploitation du domaine de Rosa Khutor. « Les Français s'engagent dans le management, pas dans l'investissement », précise Jean-Marc Farini, l'autre expatrié de la Compagnie des Alpes, directeur général de la station. Car personne, à Sotchi, ne se risque plus à évaluer le coût de ces Jeux olympiques d'hiver, essentiellement financés par le privé. Estimée à 12 milliards de dollars au lancement du projet, la facture pourrait s'alourdir à 35 milliards de dollars, à force de rallonges et de dérapages budgétaires. Ces JO seraient alors les plus chers de l'histoire.
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