Hopper, le taxi-scooter écolo d'Amsterdam
Sabine Cessou, à Amsterdam
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Amsterdam vient de lancer une petite révolution en matière de transports publics. La capitale économique des Pays-Bas a mis en circulation sur ses pistes cyclables le Hopper, premier service européen de taxi-moto électrique qui ne fait pas de bruit, ne pollue pas et va plus vite que les bus ou les tramways !
Ce service propose des courses à un prix fixe très raisonnable : 2,50 euros par trajet, quelles qu?en soient la longueur et la durée. Une économie de vingt centimes d?euros, par rapport à un ticket de tramway valable une heure.
Une centaine de Hopper de couleur vert fluo circulent à partir de la gare centrale, dans le centre-ville et les quartiers sud d?Amsterdam, à une vitesse limitée à 25 km/h. La municipalité d?Amsterdam, rétive aux voitures, pratique des tarifs prohibitifs pour se garer (jusqu?à 4 euros de l?heure dans les parcmètres du centre-ville). Des permis de stationner à l?année sont délivrés aux riverains, à un prix qui varie en fonction de la pollution générée par leur automobile, pour plus de 600 euros.
L?expérience va être élargie à 34 villes
Les Hopper n?ont pas suscité de protestations du côté des cyclistes. Amsterdam, il est vrai, tolère déjà la présence sur ses pistes cyclables de scooters particuliers et plus polluants, très à la mode depuis trois ans. Dans les six prochains mois, l?expérience des Hopper va être reprise ailleurs, à Utrecht, La Haye et Rotterdam. Ces taxis-scooters verts devraient essaimer dans 34 villes de taille moyenne à travers le pays, au cours des deux prochaines années.
Ruben Beugels, l?homme d?affaires à l?initiative du service Hopper, raconte qu?il s?est retrouvé en 2006 bloqué dans un tramway en panne à Amsterdam, dans un lieu mal desservi par les transports publics. Il a alors pensé qu?un scooter lui permettrait d?atteindre sans retard le lieu de son rendez-vous. En bon pragmatique, il a su vendre son idée et monter un consortium de parte-naires publics et privés pour la faire fructifier.Le Hopper est financé par la municipalité d?Amsterdam, la société nationale de chemins de fer Nederlandse Spoorwegen (NS), le ministère de l?Infrastructure et de l?Environnement, mais aussi par une banque privée.
Sabine Cessou, à Amsterdam
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