"La Chine a une tradition multimillénaire des aliments qui soignent"
Steven Dolbeau

Les Confluences Franco-Chinoises des 23 et 24 septembre 2019 à Lyon
Sophie Crétinon/LT
Steven Dolbeau

Les Confluences Franco-Chinoises des 23 et 24 septembre 2019 à Lyon
Sophie Crétinon/LT
Les Chinois disent : "la nourriture est comme le ciel". Cette maxime, aucun des grands chefs dont notre pays est si fier ne la renierait. Car en France comme en Chine, on ne plaisante pas avec la nourriture. Dans les deux pays, l'alimentation est indissociable des questions de bien-être et de santé.
"En France aussi, nous sommes protégés par notre culture alimentaire qui associe la convivialité et le bien-mangé," ajoute Mariette Sicard, science food team manager chez le géant de l'électroménager SEB.
Néanmoins, si les deux pays résistent mieux que les autres à l'obésité, aux problèmes cardio-vasculaires ou encore au diabète, ils n'en sont pas pour autant épargnés. En cause, une modification sociétale profonde de notre manière de consommer et de produire la nourriture.
En Chine, on observe un mouvement similaire :
Pour enrayer cette dynamique mortifère, Agnès Giboreau, directrice du Centre de Recherche de l'Institut Paul Bocuse, mise sur le goût : "les comportements doivent être influencés de manière naturelle. Il ne sert à rien d'imposer de nouvelles pratiques", pointant notamment le slogan "cinq fruits et légumes par jour" devenu tenace dans les mémoires, mais pas dans les assiettes. Populations cibles, études de comportement, évolution de l'offre alimentaire... elle s'appuie donc sur la méthode scientifique pour "donner une réponse par le goût face à une société qui évolue".
Dans ce combat, tous les renforts sont bienvenus. Aussi, elle ne s'interdit pas d'utiliser le numérique pour "encourager les bonnes consommations".
C'est d'ailleurs le credo de Baudouin Niogret, fondateur de la startup "Via terroirs", une plateforme collaborative dont l'objectif est de mettre en lien les petits producteurs locaux et les professionnels de l'alimentation. Son objectif : faciliter la collaboration directe, sans passer par les grandes centrales d'achats.
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Face à ce nouveau défi, l'ensemble de la filière, à Lyon et en France, tente de se fédérer autour d'un écosystème "foodtech" impliquant les startups, mais aussi les grands groupes, les distributeurs et les agriculteurs. "Certaines petites nations comme la Corée ou Israël ont su tirer leurs épingles du jeu en adoptant cette stratégie", explique Xavier Boisdevezy.
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Certains aliments pourraient également avoir un rôle à jouer : les légumineuses, pour se substituer aux protéines animales très énergivores, ou le thé, pour ses bienfaits antioxydants. Wu Yuanzhi, président directeur général du Yunnan TaeTea Group, leader du thé haut de gamme en Asie, affirme d'ailleurs sans ambages :
Steven Dolbeau