Comment le nouvel institut franco-chinois tisse les liens entre Lyon et la Chine
Stéphanie Borg
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Stéphanie Borg
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
En mars 2014, lors d'une visite officielle, Xi Jinping, le président de la République Populaire de Chine, fait un détour par Lyon. Il veut se rendre au domaine universitaire du Fort Saint-Irénée, dans le 5e arrondissement, qui abrita, de 1921 à 1946, la première université chinoise hors de Chine, l'Institut franco-chinois.
Un lieu renommé pour sa contribution à la construction de la Chine moderne en formant, durant toute cette période, 473 étudiants "aux études occidentales". Cette visite, hautement symbolique, signait le renouveau de l'institut tombé en désuétude et lancera, deux ans plus tard, l'activité du nouvel institut franco-chinois (NIFC).
Initiée par des fondateurs institutionnels, dont la Métropole de Lyon, la Ville de Lyon ou l'Université de Lyon - rejoints par la région Auvergne-Rhône-Alpes depuis juin 2019 - cette renaissance s'appuie sur cette histoire universitaire commune, mais aussi sur les liens économiques des deux territoires, dont les échanges ont commencé dès le XVIIIe siècle avec la Route de la Soie.
Ainsi, et sous l'impulsion de son président, Thierry de la Tour d'Artaise — par ailleurs président directeur général du Groupe Seb pour qui la Chine constitue le premier pôle d'activité — l'association gestionnaire (budget : 700 000 euros annuel, 5 salariés) compte sur le soutien de 32 mécènes.
Leurs intérêts sont divers : ceux, déjà bien implantés qui souhaitent conserver leurs positions (Groupe Seb, Gattefossé, GL events...) ou ceux, bien impliqués parce qu'ils comptent des capitaux chinois dans leur actionnariat (Bluestar Silicones, Bank of China...). Eximium, le family office de l'industriel drômois Michel Baulé qui développe ses activités en Chine depuis 20 ans et membre du NIFC depuis l'origine, indique "valoriser ses activités en invitant ses contacts chinois à divers forum et contribuer au rapprochement avec la Chine". À cela, s'ajoutent les entreprises qui misent sur ce marché pour se développer. "Nous avons de plus en plus de PME et d'ETI qui nous rejoignent", se félicite la directrice.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Stéphanie Borg
Budget de l'aéroport de Saint-Étienne : les opposants enfoncent le clou et saisissent la justice
Transport de marchandises : le service de ferroutage entre la France et l'Italie vacille
Congé parentalité : à Grenoble, la bataille juridique mènera jusqu'au Conseil d'Etat
TPE-PME : les experts-comptables évoquent le spectre d'une récession en Auvergne-Rhône-Alpes