Comment la fintech YMO déploie sa stratégie d'expansion en Afrique... et en Europe
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Abdoulaye Barry, Fondateur et PDG de YMO.
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Abdoulaye Barry, Fondateur et PDG de YMO.
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C'est « une étape importante dans notre stratégie d'expansion et d'implantation », affirme Abdoulaye Barry, fondateur et PDG de YMO, commentant le tout nouveau partenariat noué avec Ecobank Guinée et qui élargi, à plus de 10.000 points de vente à travers le pays, le réseau de distribution de la jeune pousse spécialisée dans le mobile money. Pour son dirigeant, cet accord conforte YMO dans son positionnement d'« institution financière établie, en mesure d'offrir à tous les Guinéens, où qu'ils se trouvent, un accès à des services de qualité, abordables et sécurisés ».
Créée en 2019, YMO s'est d'abord axé sur les transactions financières de la diaspora entre la France et la Guinée, avant de décrocher son agrément pour offrir des services financiers dans ce pays ouest-africain. Depuis lors, la fintech connait une croissance certaine sur un marché où seule 23,5% de la population est bancarisée, selon les données officielles datant de 2020.
Au-delà de la Guinée, YMO est aussi animée par une ambition plus large qui inclue une expansion de ses services à d'autres pays d'Afrique de l'Ouest et d'Europe, en l'occurrence le Sénégal, la Côte d'ivoire, le Congo, l'Espagne, l'Italie ou encore la Belgique. C'est dans cette optique qu'au premier trimestre 2023, la jeune entreprise a réussi à lever 3 millions de dollars auprès de fonds de capital-risque français, Breega et INCO Ventures. Une levée inédite pour une fintech guinéenne. Abdoulaye Barry expliquait alors qu'il s'agissait pour sa startup de « continuer [son] développement sur des bases saines [...] avec l'ambition de transformer le quotidien de plus d'un milliard de personnes en Afrique ».
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Le partenariat avec Ecobank n'exclut visiblement pas cette option du développement à l'échelle panafricaine, puisque le groupe bancaire basée à Lomé au Togo est présent dans 35 pays africains, sans compter ses représentations à l'international comme en France, au Royaume Uni, aux Emirats arabes unis ou en Chine. D'ailleurs le CEO de la filiale guinéenne, Diawadou Bah, y a clairement fait allusion : « Il [ce partenariat, NDLR] n'est que le début de plusieurs autres collaborations à venir. En unissant nos forces, nous pourrons créer des opportunités économiques et améliorer l'accès aux services financiers pour des millions de personnes en Afrique ».