Banques : les panafricaines s'offrent leur continent
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Les systèmes financiers d'Afrique subsaharienne continuent d'accuser un retard de développement. Les secteurs bancaires y sont traditionnellement concentrés et restent loin de maîtriser l'intermédiation financière. Selon la base de données de la Banque mondiale portant sur l'inclusion financière, seuls 34 % des Africains adultes disposaient d'un compte bancaire en 2014, contre 24 % en 2011. Ainsi, l'accès au financement en Afrique, bien qu'en progression, reste parmi l'un des plus faibles au monde. Une situation qui constitue un frein majeur à l'activité et à la croissance des entreprises, surtout pour les TPE.
L'émergence d'opérateurs bancaires panafricains, combinée aux transformations structurelles qui touchent le secteur, notamment l'explosion des services bancaires mobiles, a permis de stimuler la concurrence et d'améliorer l'accès au financement. L'Afrique subsaharienne est un cas d'école en termes de pénétration des solutions d'argent mobile. Là où 2 % des adultes sont titulaires d'un compte de mobile banking dans le monde, ils sont 12 % en Afrique subsaharienne. Le secteur financier et notamment bancaire a connu de profonds changements en Afrique au cours des vingt dernières années. Une dynamique facilitée par les chantiers de libéralisation financière, par l'amélioration des capacités institutionnelles et réglementaires ou encore par l'expansion des activités bancaires transfrontalières. Le développement de réseaux bancaires panafricains a modifié le paysage bancaire et financier du Continent. Une montée en régime permise par la pénétration rapide de la téléphonie mobile.
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Cela a constitué une véritable rupture en matière d'approche et de process client, rendue possible par l'expansion rapide des solutions de banque mobile, notamment en Afrique de l'Est. Jouissant d'un avantage de taille, à savoir la capacité d'atteindre des consommateurs- même ceux situés dans des zones reculées - manquant d'infrastructures et de moyens de transport, ce changement de paradigme semble avoir réussi. Près d'un tiers des titulaires de comptes en Afrique subsaharienne affirme être titulaire d'un compte d'argent mobile, qui peut être contracté soit chez un opérateur télécoms, soit auprès d'une institution financière. L'est du Continent reste le meilleur élève en termes de pénétration de marché : 20 % des adultes de la région déclarent posséder un compte de mobile banking et 10 % affirment disposer uniquement de ce type de compte.