Avec un nouveau fonds de 100 millions de dollars, Afreximbank parie sur les PME africaines

Afreximbank
DR

Afreximbank
DR
Les Petites et moyennes entreprises (PME) africaines affiliées à la Banque africaine d'import-export (Afreximbank) disposent désormais d'un nouveau véhicule de financement. L'institution panafricaine vient de lancer FEDA, son fonds pour le développement de l'export en Afrique, d'un engagement initial de 100 millions de dollars pouvant être porté jusqu'à 450 millions de dollars.
Né suite à une étude réalisée en interne et qui a mis en évidence un déficit de financement qui entrave le commerce intra-africain, ce nouveau fonds vise à « fournir des fonds propres et tirer parti de l'IED afin de combler cet écart », précise la Banque dans un communiqué.
Hier, dimanche 3 février au Caire, s'est tenue la réunion de pré-constitution du conseil d'administration du FEDA, avec la participation de plusieurs personnalités impliquées dont le Professeur Bénédict Oramah, président d'Afreximbank, Jean-Louis Ekra, ancien président d'Afreximbank, Vishwanathan Shanker, associé et PDG du fonds d'investissement privé Gateway Partners our encore Dr. Sidi Ould Tah, directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique.
Selon le plan de développement prévu pour le FEDA, les investissements seront effectifs à partir de cette année 2019 et le fonds prévoit des décaissements d'un total de 10 millions de dollars au cours des dix prochains mois.
Les investissements du fonds concerneront toutes les entreprises exportatrices désireuses de bénéficier du financement d'Afreximbank, mais le fonds s'engage particulièrement pour les PME, principalement celles exerçant dans les secteurs de la fabrication, l'agroalimentaire, le commerce de détail, les services financiers, la technologie, le voyage et tourisme, le transport et la logistique, mais aussi les parcs industriels.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Dans un futur plus ou moins proche, selon la banque régionale, FEDA inclura « les investissements en actions vitaux propres à stimuler le commerce intra-africain ».
À lire également
Le financement des PME reste en effet un boulet pour le développement des exportations par les entreprises du Continent. Au sein de le Banque, on pense que si les PME africaines sont mieux financées, le commerce intra- et extra-africain pourrait être plus puissant tant cette catégorie d'entreprises dominent en nombre. Aujourd'hui, leur force de frappe reste limitée, même si leur potentiel n'est plus à démontrer.