Le Ghana vient d'annoncer la cession d'obligations à long terme valorisés à 1,16 milliard de dollars (5,29 milliards de cédis). Une cession dont la majeure partie est constituée de réouvertures d'émissions obligataires précédemment proposées. Cette opération vise à restructurer la dette publique d'un des principaux exportateurs de matières premières du continent.
Accra est en effet embourbée dans des déficits budgétaires, l'inflation et l'instabilité de sa monnaie l'ayant obligé à recourir à une ligne de crédit d'un peu plus d'un milliard de dollars auprès du Fonds monétaire international. Cette nouvelle opération est en partie constituée d'obligations d'une durée de 5 ans, avec un rendement de 17,6%, en plus d'obligations déjà proposées sur le marché avec des maturités allant de 7, 10 et 15 ans, selon Barclays Bank et Stanbic Bank.
L'administration de Nana Akufo-Addo, tente tant bien que mal de rééquilibrer les finances du pays depuis son entrée en fonction en janvier 2018. Le gouvernement doit ainsi faire face à un peu plus de 30 milliards de dollars de dette publique, soit 68,6% du PIB enregistrée à la fin du mois de septembre. Le gros de la vente d'obligations qui a eu lieu le 29 novembre dernier était constituée de bons du Trésor restructurés en obligations à long terme.
Parallèlement le gouvernement compte également réduire la facture d'importation de denrées alimentaires d'ici 2021. Réduire l'importation de produits alimentaires représenterait une économie de plus 2 milliards de dollars par an pour le Ghana qui importe actuellement les deux tiers de ses besoins en denrées de base, notamment le blé et le riz. Un objectif qui signifie de réels efforts à consentir dans la diversification agricole du pays.
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La fin du différend frontalier sur le tracé maritime séparant les eaux ghanéennes des ivoiriennes devrait propulser le Ghana parmi les principaux producteurs de brut du continent. En témoigne les 2,5 milliards de dollars levés par la compagnie pétrolière Tullow Oil, le 29 novembre dernier pour renforcer ses opérations en Afrique, notamment en Afrique de l'Ouest (Ghana, Côte d'Ivoire).
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