Le Ghana autorise Tullow Oil à pratiquer la méthode controversée de torchage de gaz
La Tribune Afrique

torchage de gaz
Reuters
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Acculé par une série d'événements et de contre-performances, la compagnie pétrolière et gazière Tullow Oil a reçu l'autorisation des autorités d'Accra afin de recourir à la technique très controversée de torchage, si nécessaire. Cette dérogation devrait aider la société en difficulté à soutenir ses opérations offshores. Sans le recours à ce procédé, le groupe très endetté est contraint de stocker le gaz indésirable dans les réservoirs, compromettant ainsi ses capacités de production alors la décision devrait lui permettre de « maintenir l'intégrité des champs Jubilee et TEN », a expliqué la compagnie pétrolière. La société en proie à des difficultés techniques, opérationnelles et financières a, dans son bilan 2019, annoncé une dette de 1,5 milliard de dollars pour boucler une année difficile. Des difficultés relatives notamment à la baisse des prix du pétrole et à une réduction des réserves du champ pétrolier de TEN au Ghana.
Des circonstances atténuantes, par lesquelles Tullow Oil justifie cette pratique, qui consiste à brûler les rejets de gaz à différentes étapes de l'extraction du pétrole. La technique est responsable du rejet dans l'atmosphère d'environ 350 millions de tonnes d'émissions en équivalent CO2 chaque année. Des rejets, contenant du méthane, particulièrement nocifs, qui constituent un gaspillage des ressources énergétiques.
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En 2015, le secrétaire général des Nations Unies, le président de la Banque mondiale et 25 pionniers ont lancé l'initiative « Zero Routine Flaring by 2030 » pour bannir cette pratique lors de l'exploitation de nouveaux champs pétroliers et de parvenir d'ici 2030 à des solutions pour les sites déjà exploités. L'initiative rassemble désormais plus de 80 pays, compagnies pétrolières et institutions de développement.
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