Pétrole - Covid-19 : les deux scénarios de Rystad Energy
Maimouna Dia

Photo d'illustration
Pixabay
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L'étude publiée par Rystad Energy le 17 mars dessine deux scénarios de l'évolution du Covid-19 ainsi que leurs conséquences sur les prix du baril et les investissements dans le secteur pétrolier et gazier dont l'Afrique tire une bonne partie de ses IDE. Le premier scénario suppose une prévention efficace, par laquelle, les gouvernements tentent d'arrêter complètement la propagation du virus grâce à des mesures de quarantaine drastiques. Le deuxième scénario présume que les Etats vont assurer la gestion de la propagation du virus par des mesures de quarantaine plus souple. Dans le premier cas de prévention plus efficace et stricte, la demande mondiale de pétrole pourrait se contracter de plus de 11 millions de barils par jour en avril, emportée par une baisse de 2 millions de b/j de la demande de kérosène, une chute 5 millions de b / j de la consommation en carburant automobile, puis de 3 millions de b/j de la demande au niveau d'autres secteurs de l'économie mondiale.
Une baisse qui devrait néanmoins être suivie d'une reprise de la croissance dès septembre ou octobre 2020. Alors que dans un scénario d'atténuation visant à gérer la propagation du virus, la demande mondiale de pétrole pourrait baisser de 10 millions de barils par jour en avril par rapport à l'année 2019, avec une période de récupération plus lente.

Dans les différents cas, des perspectives moroses se profilent pour l'industrie pétrolière et gazière.
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Les investissements mondiaux dans le secteur pétrolier et gazier devraient chuter de 8% pour un baril à 40 dollars, plongeant les hydrocarbures de schistes américains qui devront connaître une chute de 25% des investissements. A ce niveau de prix (40 dollars le baril), l'activité d'exploration devrait également baisser. Les investissements dans les nouveaux projets offshores vont passer de 104 milliards en 2019 à 39 milliards en 2020, contre 31 milliards pour un baril à 30 dollars. Les investissements dans les projets onshore risquent de passer de 88 milliards de dollars à 43 milliards et à 30 dollars milliards, dans les mêmes cas respectifs.
Maimouna Dia