Le président du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, se rendra au Ghana, du 1er au 4 août 2017, dans le cadre des efforts visant à renforcer la coopération entre ce pays d'Afrique de l'Ouest et la première institution financière africaine.
Au cours de sa visite en terre ghanéenne, le président de la BAD aura des entretiens avec les plus hautes autorités, en tête desquelles le chef de l'Etat ghanéen, Nana Akufo-Addo, ainsi qu'avec certains partenaires engagés auprès de la BAD et de l'Etat ghanéen dans des projets de développement dans le pays.
Une visite des projets clés financés par la Banque est également inscrite dans l'agenda du président de la BAD. Au ce jour, le portefeuille de la BAD au Ghana comprend 22 opérations avec un engagement global de plus de 950 millions de dollars, soit quelque 683 millions de cédis ghanéens.
Dans la continuité de ses engagements auprès du Ghana, la BAD finalise actuellement un nouveau Document de stratégie par pays (CSP) pour la période 2017-2021. La stratégie appuiera les efforts du Ghana pour accélérer la transformation de son économie à travers trois des cinq priorités de la BAD («High5») : le soutien au développement du secteur privé -en particulier dans les filières de l'énergie pour faciliter l'industrialisation ; le développement de l'agriculture pour transformer l'économie rurale ; et l'amélioration de la sécurité alimentaire. Le projet de stratégie devrait être présenté pour examen au Conseil d'administration au cours du troisième trimestre de cette année.
La BAD intervient au Ghana à travers le soutien au financement de projets d'envergure à caractère transversal et pensés sur le long terme. Dans le domaine des infrastructures de base par exemple, la Banque joue un rôle de premier plan dans le développement du secteur des transports. Celui-ci représente, à ce jour, la deuxième plus grande part du portefeuille du pays (26%). Depuis 1981, la Banque a financé 10 projets routiers, 1 projet ferroviaire, 4 études routières et 1 projet multinational, en plus de prêts supplémentaires totalisant quelque 258 millions de cédis (358 millions de dollars).
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Les projets financés par la Banque ont contribué de manière significative à l'amélioration de la mobilité, donnant accès à des opportunités socioéconomiques pour des millions de personnes et facilitant l'intégration régionale, comme le précise le management de la Banque africaine de développement. Par exemple, les projets routiers récents soutenus par la BAD au Ghana, ne sont pas seulement de simples chemins de bitume, mais intègrent la dimension de développement socioéconomique à travers la réhabilitation ou la reconstruction d'écoles et de centres de santé, et l'installation de conduits d'eau et d'assainissement, ainsi que de marchés le long des couloirs routiers. Objectif : soutenir le commerce et l'intégration et stimuler les activités économiques des communautés locales.
Après un ralentissement de 4% en 2014 à 3,7% en 2015, la croissance économique du Ghana devrait repartir à la hausse pour atteindre 5,8 % en 2016 et 8,7 % en 2017. Cette dynamique trouve sa raison dans le renforcement de la stabilité macro-économique et aux mesures prises pour résoudre la crise énergétique qui paralyse le pays. Toutefois, le pays est encore confronté à une urbanisation rapide qui a généré des contraintes au développement durable, en particulier dans le domaine des infrastructures d'assainissement et de transport.
À lire également
La visite du président de la BAD serait très attendue par le président ghanéen Nana Akufu-Addo qui, pas plus loin que ce 18 juillet, avait déclaré, en direct sur les médias publics et les réseaux sociaux et en présence d'une dizaine de journalistes de la presse nationale et internationale, que le programme d'aide du FMI dont bénéficie son pays ne sera pas reconduit à son expiration en avril 2018.
« Si l’aide au développement doit être réinventée, la coopération internationale ne peut être interrompue » (Rémy Rioux)
À la BAD, Sidi Ould Tah s’engage à « bâtir une Afrique robuste »
« Au-delà des chiffres, notre investissement sur le continent n'a pas changé » (Papa Amadou Sarr, AFD)
« Le vrai sujet des eurobonds est la bonne notation des pays africains » (Vera Songwe)