Le rachat d'actifs sud-africain de l'américain Chevron par China Petroleum & Chemical (CPP) semble se diriger vers une impasse. L'opérateur chinois qui avait accepté en mars dernier de verser 900 millions de dollars pour 75% des actifs de Chevron en Afrique du Sud, notamment la raffinerie que détient le groupe américain à Cape Town et le réseau de points de vente au détail de Chevron.
Cette offre ne semble pas être jugée suffisante par le Black Economic Empowerment (BEE), un programme crée par l'ANC pour favoriser l'émancipation économique des noirs après l'apartheid. Un groupement qui possède les 25% restant du tour de table. Une situation qui a attiré l'attention de groupes comme Glencore qui envisage de rentrer dans la course. D'ailleurs la presse locale évoque l'existence d'un autre enchérisseur potentiel en plus de Glencore.
Cette décision de l'actionnariat noir, pourrait remettre les compteurs à zéro. En effet, l'opération était presque conclue et CPP était à deux doigts d'acquérir sa première raffinerie en Afrique. Ce revirement du BEE contrecarre les ambitions de CPP sur le marché africain.
Pour l'heure, Chevron n'a toujours pas confirmé de contacts avec Glencore, le management ne souhaitant pas se prononcer sur la question, à cause de l'accord de confidentialité qui couvre les opérations en cours. Pour rappel, CPP connue également sous le nom de Sinopec avait formulée son offre pour les actifs sud-africain de Chevron dans le cadre de son plan d'expansion sur les marchés internationaux.
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Sinopec avait montré son intérêt pour la raffinerie de Cape Town qui produit 10.000 barils par jour, une unité de production de lubrifiants située à Durban et le réseau de 800 stations-services présents en Afrique du Sud et au Botswana. Des actifs qui intéressent également, le groupe Vitol plus important opérateur pétrolier indépendant au monde, le groupe français Total et le négociant suisse Gunvor Group.
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