Corne de l’Afrique, terre de chasse des investisseurs indiens
Khadim Mbaye
Khadim Mbaye
La Corne de l'Afrique attire de plus en plus les investissements indiens. Et un pays, l'Ethiopie, intéresse particulièrement les hommes d'affaires asiatiques qui veulent renforcer leur présence dans ce pays de l'Afrique de l'Est. C'est ce qui motive d'ailleurs la visite du président indien, Ram Nath Kovind dans le pays, en tournée de quatre jours dans cette partie du continent africain. La visite l'a conduit en Djibouti où il a été reçu par son homologue, le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, avant de rencontrer le président éthiopien, Mulatu Teshome.
Les deux chefs d'Etats indien et éthiopien ont signé jeudi 5 octobre plusieurs accords de partenariat pour renforcer les liens qui unissent leur pays. Ces accords, signés dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, impliquent plusieurs secteurs notamment le commerce, l'informatique et les médias, a rapporté l'agence Xinhua.
La délégation composée d'une trentaine de représentants de différentes industries qui accompagne le président indien en Ethiopie a également manifesté son intérêt pour les secteurs agricole, sanitaire et des nouvelles technologies, notamment. Dans la foulée de cette visite officielle, le président Kovind a fait la promesse d'accorder à l'Ethiopie une ligne de crédit d'un montant estimé à 195 millions de dollars pour le secteur énergétique.
Si la visite de Ram Nath Kovind est une première en Ethiopie depuis plus de 40 ans, le volume des investissements indiens dans le pays de Mulatu Teshome va crescendo comme le confirme le ministère éthiopien des Affaires étrangères, Workneh Gebeyehu, qui salue les «bonnes» relations économiques entre les deux pays. Des relations en hausse ces dernières années, s'est félicité le chef de la diplomatie éthiopienne.
Selon l'Agence chinoise, 584 entreprises indiennes sont aujourd'hui actives en Ethiopie. Elles auraient également investi plus de 2 milliards de dollars dans différents secteurs en Éthiopie, le textile, l'éducation, la technologie, entre autres secteurs.
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A noter que New Delhi qui veut sa part du gâteau africain ne s'intéresse pas uniquement à l'Afrique de l'Est. Pour accéder aux nombreuses ressources naturelles des pays africains et supplanter la présence chinoise sur le Continent, notamment en Tanzanie, au Mozambique ou encore au Kenya, le sixième partenaire de l'Afrique du Sud (deuxième puissance économique africaine juste derrière le Nigéria), avec des échanges combinés de plus de 5 milliards de dollars pour 2015 et 2016 gagne de plus en plus du terrain en Afrique.
Khadim Mbaye