Zimbabwe : Karo Resources investit 4,2 milliards de dollars dans une mine de platine

zimbabwe mine Mhondor-Ngezi
Reuters

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Le groupe minier Karo Resources, basé à Chypre, vient de sceller un important contrat d'investissement d'un montant de 4, 2 milliards de dollars avec le gouvernement zimbabwéen pour le développement d'une mine de platine à Mhondor-Ngezi, située à l'ouest de la capitale Harare. La mine produira ses premiers minerais de platine en 2020. La production attendue est de 1,4 million d'onces par an d'ici 3 ans.
Selon Loucus Pouroulis, manageur de Karo Resources, le projet consistera en une centrale électrique destinée à produire de l'électricité pour la fonderie et devrait, à terme, employer 15 000 personnes.
«C'est la plus grande structure d'investissement dans l'industrie minière au Zimbabwe. Elle va modifier à jamais le paysage de l'industrie minière», a déclaré Chitando. Les nouvelles autorités de Harare ont en effet révélé que le projet était dans les tiroirs depuis six ans, car freiné par la lourdeur administrative imposée par le gouvernement de Robert Mugabe.
Au cours de ce mois mars 2018, le gouvernement a annoncé la loi controversée «d'indigénisation et d'émancipation économique», laquelle, autorisait les seules compagnies nationales à détenir une participation majoritaire dans les capitaux, a annoncé l'Etat zimbabwéen dans un communiqué
Les nouvelles dispositions permettent désormais à toute personne d'investir, de constituer, d'exploiter et d'acquérir la propriété ou le contrôle de toute entreprise dans le pays. Toutefois, Karo Resources devra se conformer à l'ancienne réglementation, dans la mesure où les entreprises minières ne sont pas concernées par les changements.
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Dans les entreprises du secteur du diamant et du platine, seule une participation étrangère à hauteur de 41% est permise. Et dans 12 autres secteurs de l'économie zimbabwéenne, les étrangers ne sont pas autorisés à opérer sans autorisation spéciale préalable.
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La loi tant décriée sur «l'indigénisation et l'émancipation économique» a été promulguée en 2007, dans le but d'accroître la part des populations noires dans l'économie. Le nouveau président Zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a finalement tenu sa promesse de modifier cette loi, jugée «opaque, abusive et néfaste» à la confiance des investisseurs étrangers.