Afrique-France : offensive sur les secteurs clés
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Safran aéronautique
DR.
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En France, l'urgence d'un repositionnement économique en Afrique fait l'unanimité. «Nous sommes convaincus que les temps sont propices pour promouvoir une nouvelle attitude, et à travers elle réconcilier durablement le "small and medium" business français avec l'avenir de l'Afrique», déclare Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, dans une interview accordée à La Tribune Afrique en prélude à Ambition Africa, l'événement business tournée vers l'Afrique et organisé fin octobre avec le soutien du ministère français de l'Economie et des Finances. Cette philosophie cadre strictement avec le discours des différents responsables français qui, depuis cinq, six ans, entendent impulser un nouveau souffle à la dynamique du business français en Afrique dans un contexte où la cartographie sectorielle se métamorphose.
Jusqu'ici, les machines (13%), les appareils électriques (11,5%), la pharmacie (11,2%), l'aéronautique (6,8%) et l'automobile (5,9%) sont les secteurs dans lesquels les entreprises françaises misent le plus en Afrique, selon la nouvelle étude de Coface publiée en juin dernier et intitulée «Course aux parts de marché en Afrique : l'échappée française reprise par le peloton européen». Viennent ensuite les combustibles (4,3%), le blé (3,9%), les instruments à précision (3,6%), le plastique (3,2%) et la métallurgie (2,3%).
Cependant, les parts de marché de la France dans ces principaux secteurs ont drastiquement chuté ces dernières années. Seule l'aéronautique a connu une ascension fulgurante que les experts apprécient d'ailleurs avec mesure. «Cette progression des parts de marché dans l'aéronautique s'explique par l'avantage comparatif qu'ont réussi à conserver jusqu'à présent les constructeurs historiques sur les pays émergents», expliquent à La Tribune Afrique Bruno Fernandes et Ruben Nizard, économistes chez Coface et auteurs de l'étude. «Ce phénomène, poursuivent-ils, peut s'expliquer par le très haut niveau de technologie du secteur. Il est ainsi nettement plus compliqué pour un pays émergent ou en développement de pénétrer le secteur de l'aéronautique que les biens d'équipement, l'automobile ou même la pharmacie, où le développement de gammes à bas coût est possible».
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