Le tourisme d'hiver se prépare sereinement au réchauffement climatique

 |  | 453 mots
Lecture 2 min.
DR
Le gouvernement prépare un « plan national d'adaptation au changement climatique ». Tous les secteurs économiques sont concernés.

Comme d'autres, la France doit se préparer à un réchauffement climatique « inexorable » selon les experts, de l'ordre de 2 degrés Celsius d'ici à la fin du siècle. Pour ce faire, le ministère du Développement durable élabore un plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC), qui, selon la ministre de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, devrait être présenté au printemps 2011. Le PNACC proposera des mesures concrètes afin d'adapter les différents secteurs économiques aux conséquences du réchauffement climatique. Quasiment tous sont concernés par ce phénomène. Très sensible aux évolutions climatiques, le tourisme fournit une parfaite illustration. Le groupe de travail chargé d'étudier l'impact de l'évolution du climat sur le tourisme rappelle en effet que la France « est la première destination pour le tourisme international, avec 74 millions de visiteurs annuels ». En générant 6,3 % du PIB, le secteur devance ceux de l'automobile ou des industries agroalimentaires. Or, le tourisme en général et, en particulier, le tourisme lié aux sports d'hiver sont très dépendants des conditions climatiques.

L'enneigement diminuera

« C'est d'abord au soleil et à la pluie que l'on pense, mais au-delà, le climat influe sur l'existence et la qualité des ressources sur lequel le tourisme s'appuie : la présence de neige en hiver en montagne, les types de productions agricoles pour le tourisme de terroir, la quantité d'eau présente dans les cours d'eau pour les activités sportives, les espèces et milieux naturels propices à un tourisme de nature...», relève une étude du ministère du Tourisme.

« Nous sommes sensibles au sujet du réchauffement et nous l'anticipons », lance le vice-président de l'Association nationale des maires de stations de montagne, Guy Vaxelaire. Lui-même maire de La Bresse (Vosges), et se présentant comme un « gestionnaire », il affirme que « tous les acteurs du tourisme de montagne ont pris conscience de la nécessaire adaptation de leur modèle économique ». Selon les projections des climatologues, de très nombreuses stations de montagne situées entre 1.200 mètres et 1.500 mètres d'altitude seront fortement affectées par une hausse moyenne des températures équivalant à 2 degrés. À 1.500 mètres, le nombre de journées enneigées diminue d'un mois par an, passant de 5 à 4 mois dans les Alpes du nord et de 3 à 2 mois dans les Alpes du Sud et les Pyrénées.

Les stations de montagne n'ont pas attendu les ateliers de travail mis en place par le gouvernement. « L'adaptation, nous l'avons anticipée, indique Guy Vaxelaire, notamment par la mise en oeuvre d'une charte de développement durable des stations » mais aussi en commençant dès aujourd'hui « à diversifier l'offre de nos activités et de nos produits ».

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :