Roskoplast mise sur l'emballage de luxe éco-conçu

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(Crédits : dr)
La filiale béarnaise du groupe Cosfibel implique ses fournisseurs et ses clients dans sa démarche durable.

Roskoplast, une société spécialisée dans la production d'emballages transparents pour le secteur du luxe, principalement les cosmétiques et le champagne, ne cache pas son engagement en faveur du développement durable. Au contraire, elle en a fait son axe de développement majeur, quitte d'ailleurs à bousculer ses fournisseurs et même ses clients, pourtant peu connus pour leur témérité.

L'entreprise a ainsi d'abord demandé à ses fournisseurs, il y a quelques mois, de bannir le bois de leurs emballages. Elle s'est ensuite astreinte à réutiliser leurs conditionnements cartons pour ses propres emballages, ce qui lui a permis de diviser par trois ses déchets de cartons. Enfin, elle a décidé de faire basculer progressivement sa production à base de PVC (polychlorure de vinyle) vers l'Apet (polyéthylène téréphtalate ou PET amorphe). Ce matériau, à partir duquel on fabrique désormais les bouteilles d'eau, présente l'avantage d'être recyclable. De sorte que les produits en PVC ne représentent plus aujourd'hui que 30 % des réalisations de l'entreprise, contre 60 % pour l'Apet, dont 10 % pour l'Apet recyclé.

« Notre objectif est bien de parvenir à ne plus utiliser que 100 % d'Apet recyclé. Mais s'il nous est possible de l'imposer à certains de nos clients, notamment ceux qui se fournissent dans notre catalogue, notre démarche est moins directive pour les autres », reconnaît Jean-Luc Vidal, directeur de Roskoplast. L'entreprise fabrique 15 millions d'emballages par an, surtout utilisés à l'occasion des fêtes de fin d'année, de la fête des mères ou de la Saint-Valentin.

Un nouvel étui économe

La démarche environnementale de Roskoplast l'a également amenée à investir en recherche et développement. La société vient ainsi de concevoir et de mettre au point un nouvel étui économe en matières premières. Son épaisseur est réduite, pour passer de 40 centièmes à 25 centièmes de millimètre, tout en conservant les mêmes qualités de prise en main. « Il s'agit d'un principe breveté qui repose sur un système de raidisseurs conférant à l'emballage une rigidité comparable à celle des étuis classiques qui comportent pourtant 40 % de matière en plus », explique Jean-Luc Vidal.

Le nouveau procédé, actuellement en présentation chez les clients, ne pourra cependant pas voir le jour avant quelques semaines. Il nécessite en effet la conception d'une nouvelle machine qui n'est pas encore opérationnelle.

 

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