Immobilier neuf : les investisseurs se désengagent du marché de Toulouse

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
C'est une première depuis la création de L'Observer en 2002. La structure, qui fédère les promoteurs immobiliers toulousains pour analyser leur marché, fait un constat alarmant sur le marché de l'immobilier neuf à Toulouse dans ses dernières analyses. « La clientèle d'investisseurs devient minoritaire en 2023, une première depuis l'observation du marché de l'aire urbaine toulousaine, soit plus de 20 ans ! », regrette Laëtitia Vidal, sa présidente et promoteur dans la Ville rose.
Sur l'ensemble de l'année 2023, les acquéreurs investisseurs ont bouclé 1.140 ventes, contre 1.375 pour les propriétaires occupants, sur l'aire métropolitaine de Toulouse. Autrement dit, 45% des ventes aux premiers et 55% aux seconds. À titre de comparaison, les investisseurs pesaient pour 64% des achats en 2019, dernière année de référence pour le secteur immobilier avant la crise sanitaire.

La chute du marché de l'immobilier neuf à Toulouse et sa métropole s'accompagne d'une fuite des acquéreurs investisseurs (Crédits : L'Observer).
Cependant, les ventes sur le périmètre de la ville centre, Toulouse, sont moins déséquilibrées, un bien dans le centre-ville de la quatrième ville de France étant gage de rentabilité à coup sûr. En 2023, la répartition était de 50/50 sur les 1.300 ventes réalisées.
À lire également
Cette nouvelle tendance s'explique particulièrement par une offre qui ne se renouvelle plus, avec un nombre de mises en vente en chute libre. Selon l'étude de l'année 2023 réalisée par L'Observer, 2.936 mises en vente ont été réalisées cette année sur la métropole toulousaine, soit le plus bas niveau depuis la création de l'association. Cela représente une baisse de près de moitié en comparaison avec les années 2021 et 2022.
Pierrick Merlet