Immobilier neuf : 2015 sera une bonne année grâce aux investisseurs

Béatrice Girard

Béatrice Girard
Une hirondelle ne fait pas le printemps... Pourtant, quand ils se penchent sur les dernières statistiques des ventes de logements neufs dans l'aire urbaine toulousaine, les promoteurs immobiliers veulent y croire.
Patrick Saint-Agne, président de la Fédération des promoteurs immobiliers de Midi-Pyrénées (FPI) a présenté ce jour les chiffres de vente de logements neufs au premier trimestre 2015. Verdict ? Les ventes nettes au détail ont augmenté de 57 % dans l'aire urbaine par rapport au premier trimestre 2014 et la tendance semble durable puisque, sur les douze derniers mois, la hausse est de 28,7 % avec 5 081 ventes enregistrées.
Sans surprise, ce sont les investisseurs qui occupent le marché en masse avec 3 522 ventes enregistrées au cours des douze derniers mois, soit une progression de 39,4 %. Dans le même temps, si les ventes à occupants progressent aussi, elles restent dans des proportions bien plus faibles, avec 512 ventes enregistrées au cours des douze derniers mois dans l'aire urbaine.
"L'accélération amorcée il y a six mois est bel et bien confirmée", s'est félicité Jean-Philippe Jarno, le directeur régional de Bouygues Immobilier, qui avance la conjonction de plusieurs facteurs. Il cite un dispositif Pinel qui a trouvé son public, des taux d'emprunt très bas et un regain de confiance de la part des acheteurs.
Ainsi, Toulouse se caractérise plus que jamais comme un marché d'investisseurs, puisqu'ils captent 70 % des ventes.
Avec deux trimestres consécutifs marqués par une hausse des ventes de 50 % et une forte progression des réservations, la profession dresse des prévisions particulièrement optimistes pour 2015.
Toulouse n'est pas la seule métropole dans laquelle le marché progresse. Ainsi, Montpellier enregistre également ce trimestre une hausse de 50 % des ventes. Si ce cap des 6 000 ventes est dépassé, les résultats seront meilleurs que la moyenne des ventes des cinq dernières années (5 920 ventes / an).
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La seule crainte dans ce contexte, c'est une raréfaction des lots dans les prochains mois qui pourrait provoquer une hausse des prix. Pour l'heure, le stock compte 4 974 logements dans l'aire urbaine, dont 456 sont achevés et non vendus et le prix moyen des ventes dans l'aire urbaine est de 3 391 euros / m2 et 3 540 euros / m2 dans Toulouse. "Le stock est très disséminé dans la métropole. Aucun quartier ni opération n'est en souffrance", assure Patrick Saint-Agne. En moyenne, 20 % de la production concernent les Zac, tandis que 2 800 lots étaient bloqués par le phénomène des recours dans l'aire urbaine à fin 2014.
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