Le Scot de l'agglomération toulousaine n'est plus applicable, quelles conséquences ?

Béatrice Girard
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En mai 2012, quelques mois seulement après l'approbation du nouveau Schéma de cohérence territoriale (Scot) de la grande agglomération toulousaine (qui s'applique à 117 communes), le Syndicat national des aménageurs lotisseurs (Snal) avait déposé un recours gracieux contre le le Smeat, le syndicat mixte d'études qui entreprend et met en œuvre la révision du Scot. Un recours devenu contentieux au bout de quelques mois.
En effet, la quinzaine d'entreprises à l'origine de cette procédure contestait alors la zone de développement mesuré instaurée par le document d'urbanisme, qui allait les empêcher de construire de façon suffisamment dense dans les 3e, 4e et 5e couronnes.
Le 13 mai dernier, après trois ans de procédure, le tribunal administratif de Toulouse a rendu son jugement et finalement annulé deux dispositions essentielles du Scot.
Il s'agit d'une part d'une prescription qui interdisait toute urbanisation nouvelle dans des zones "non couvertes par un pixel". Le Scot avait en effet établi des "pixels" (zones de 9 hectares) comme les seules potentiellement constructibles dans une grande partie du territoire couvert par le document d'urbanisme. "Or le tribunal dit que l'on ne peut conditionner l'urbanisation des communes aux seuls pixels", explique Michel Lamour, le président régional du Snal.
L'autre disposition annulée concerne des prescriptions relatives à la signature des contrats d'axe. Dans le Scot, la constructibilité de certains terrains était soumise au renforcement des transports en commun (bus en site propre, TER...), matérialisé par la signature d'un contrat d'axe.
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L'avocat parisien du Snal, maître Patrick Hocreitère, qui avait réussi à faire annuler en 2012 le Scot Sud Loire (de l'agglomération de Saint-Étienne) insiste : "Une partie essentielle du Scot est concernée par ces contrats d'axe. On peut se demander ce qui reste applicable dans ce document d'urbanisme aujourd'hui."
Béatrice Girard