Logements neufs : les recours bloquent 40 % de la production à Toulouse

Béatrice Girard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Béatrice Girard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Pas de doute, le marché du logement neuf s'est réveillé ! Les ventes ont augmenté de 25 % dans l'aire urbaine toulousaine au premier semestre 2016 par rapport au premier semestre 2015 et de 26 % dans Toulouse intra muros. C'est plus que la moyenne nationale (+ 23 % sur la même période). Voilà les chiffres livrés à l'occasion des Rencontres de l'Immobilier par Patrick Saint-Agne, président de la Fédération des promoteurs immobiliers Toulouse Occitanie.
À ce rythme, le cap des 7 600 ventes devrait être franchi fin 2016, du jamais-vu depuis 2009. Une reprise facilitée par une conjoncture de dispositifs fiscaux avantageux (le Pinel et un PTZ bonifié) et des taux bas. En matière de crédits immobiliers, le seuil symbolique des 1,5 % a été franchi en août. "C'est une situation inédite qui a fortement 'resolvabilisé' les ménages. Ils peuvent emprunter 7 % de plus depuis le début de l'année", mesure Nicolas Pécourt, directeur de la communication et RSE du Crédit Foncier.
Ainsi, le Sud-Ouest est la 3e zone de France pour la vente des logements neufs, et 26 % des investisseurs se disent prêts à investir à Toulouse dans les prochains mois, devant l'Ile-de-France.
De quoi rendre promoteurs et acteurs du secteur particulièrement optimistes. Dans le Sud-Ouest, 77 % d'entre eux estiment d'ailleurs que la hausse des ventes va se poursuivre dans les prochains mois, selon le Crédit Foncier. Voilà qui explique l'augmentation exponentielle des mises en vente de logements neufs dans l'aire urbaine (+ 56 %) entre le premier semestre 2016 et le premier semestre 2015 a mesuré la FPI.
À lire également
Seule ombre au tableau : les recours exercés par des particuliers ou associations qui bloquent actuellement 3 000 logements neufs - soit 40 % de la production - dans l'agglomération toulousaine.
Béatrice Girard