La clinique toulousaine Saint-Exupéry investit 30 millions d'euros pour s'agrandir

Béatrice Girard
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C'est un peu l'histoire du pot de terre contre le pot de fer... ou celle d'un établissement de soins indépendant qui résiste face à un géant européen de la santé détenu par des fonds de pension.
Il y a 18 mois, les médecins de la clinique Saint-Exupéry (quartier Montaudran), fragilisés par le déménagement à venir de l'établissement voisin Saint Jean Languedoc, lançaient un collectif d'opposition. Le groupe Capio, propriétaire de Saint Jean Languedoc, prévoit en effet de rassembler deux de ses cliniques (Le Parc et Saint Jean Languedoc) dans un établissement flambant neuf à Quint-Fonsegrives d'ici l'automne 2018. Avec ce déménagement annoncé, les médecins de Saint-Exupéry dénoncent la disparition de tout un pan de l'offre médicale de proximité sur la rive droite.
Ils manifestent surtout leur crainte de perdre l'usage du plateau technique de Saint Jean Languedoc, indispensable à la prise en charge de leurs patients. Les équipes travaillaient en effet en étroite collaboration depuis des années.
Aujourd'hui ils sont passés à autre chose.
La clinique indépendante spécialisée en néphrologie, et membre du groupement Clinavenir, se caractérise par un actionnariat détenu exclusivement par les médecins. Ce sont donc eux qui investiront 30 millions d'euros (hors équipements) dans ce projet d'envergure.
Trente-six millions d'euros supplémentaires seront nécessaires pour équiper notamment le plateau d'imagerie. "Les radiologues assureront eux mêmes l'acquisition d'IRM, et nous envisageons d'ailleurs de fonctionner avec une équipe de radiologie partagée entre Saint-Exupéry et la future clinique Capio Croix du Sud, car nous ne sommes de toute façon pas en concurrence frontale avec eux", assure Vincent Lacombe.
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De son côté Véronique Dahan, la nouvelle directrice régionale du groupe Capio, assurait cette semaine lors d'une conférence de rentrée que des échanges étaient en cours pour trouver un mode de fonctionnement avec Saint-Exupéry.
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Béatrice Girard
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